PSG : la froide colère de Laurent Blanc

PSG : la froide colère de Laurent Blanc

DirectLCI
LIGUE 1 - Contrarié de ne pas avoir validé mathématiquement le titre de champion, Laurent Blanc était très agacé par la prestation de ses joueurs dimanche et l'a notamment exprimé en leur annonçant qu’il ne leur accordait pas les deux jours de repos initialement prévus.

On le dit excessivement conciliant avec ses joueurs. Mais dimanche, dans la foulée du nul (1-1) concédé par ses hommes à Sochaux , Laurent Blanc n'avait plus envie de masquer son irritation. Ce n'est pas la célébration du titre de champion de France repoussée à dans dix jours qui a chiffonné le coach du PSG, plutôt la piètre prestation de son équipe, la quatrième de rang en quinze jours depuis l'élimination contre Chelsea en quarts de finale de la Ligue des champions . Sa réaction n'a pas tardé : juste après la rencontre, il a annoncé dans le vestiaire qu'il n'accordait finalement plus les deux jours de repos initialement prévus lundi et mardi, remplacés par des séances d'entraînement.

La nouvelle s'est vite répandue dans les entrailles du stade Bonal dimanche et le coach a ainsi été obligé de faire preuve de diplomatie en conférence de presse. "Ce sont des professionnels, s'est-il justifié. Il y a pire que de s'entraîner pour préparer les matches, bien s'entretenir." Il n'empêche qu'on parle bien là d'une sanction. De la même façon, si Blanc a souligné l'excellente saison de Marco Verratti devant les journalistes, tout le monde l'a bien vu pester de façon véhémente devant son banc contre les nombreux ratés de l'Italien entré en deuxième mi-temps.

Lucas : "On pense déjà aux vacances"

"On ne méritait pas d'être champions cette fois, a d'ailleurs grincé l'entraîneur, amer. Nous avons été trop moyens. Entre la motivation pour se sauver et celle pour gagner le titre, c'est la première qui l'a emporté. Force est de reconnaître qu'on n'a pas su faire ce qu'il fallait pour gagner. On était pourtant venus pour cela..." Dans la nonchalance parisienne, le Sochalien Sébastien Corchia a "senti du relâchement". Celui-là même qu'un Lucas, une nouvelle fois décevant, a ainsi exprimé : "Tout le monde a besoin de rentrer à la maison. On pense déjà aux vacances, au Mondial. Les fins de saison sont comme ça." Des propos que Laurent Blanc a dû apprécier à leur juste valeur.

Plus d'articles

Sur le même sujet

Lire et commenter