PSG : "Laurent Blanc est trop gentil avec nous", avoue Thiago Silva

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FOOTBALL - Après 23 matches sans défaite, le PSG s'est incliné deux fois de suite cette semaine, à Barcelone (3-1) puis à Guingamp (1-0). Pour la plupart des observateurs, l'entraîneur Laurent Blanc est le principal responsable. Pour certains de ses joueurs aussi...

Disons-le tout net : Laurent Blanc ne risque pas (encore) de perdre son poste d'entraîneur du PSG. Et ce malgré les deux défaites concédées cette semaine , à Barcelone (3-1) mercredi mais surtout à Guingamp (1-0), 17e de Ligue 1 avant le match. Selon des sources concordantes, Qatar Sports Investments, le fonds souverain propriétaire du club de la capitale, aimerait attirer dans ses filets l'Argentin Diego Simeone, que l'Atlético Madrid pourrait éventuellement libérer l'été prochain. Mais il ne devrait rien se passer avant cette échéance, les successeurs potentiels de renom libres de tout contrat ne courant pas les rues. Quant à l'éventuel retour de Leonardo, il n'a jamais été sérieusement envisagé par la direction. Tout cela, le coach le sait. Mais...

Mais il semblerait que son discours ne passe plus et la suite de sa saison ne s'annonce pas de tout repos. Selon le journal L'Équipe, des tauliers comme Thiago Motta et Ezequiel Lavezzi ne se gênent plus pour le critiquer en interne. Face aux médias, forcément, le ton est plus consensuel. Mais si certains, comme Blaise Matuidi, assurent qu'"il ne faut pas accabler le coach", pointant la responsabilité des joueurs, d'autres ne partagent pas ce point de vue. Thiago Silva, par exemple, a bien souligné une incapacité de Blanc à piquer l'orgueil de ses joueurs. "Parfois, il faut hausser le ton la semaine, c’est ce qu’a fait le coach, mais ça n’a rien changé, a concédé le capitaine du PSG. On n’a aucun problème avec lui, c’est une bonne personne. Il est gentil avec nous. Peut-être trop..."

Blanc : "S'il y avait eu une équipe du PSG, on aurait pu faire un résultat à Guingamp"

Laurent Blanc a toutefois haussé le ton dans ses commentaires d'après-match. "Ce n'est pas du soutien de mes dirigeants dont j'ai besoin, mais d'une équipe, lâchait-il à Canal+ après le match. S'il y avait eu une équipe du PSG, on aurait pu faire un résultat à Guingamp. C’est là qu’il faut avoir la quasi totalité du monde qui occupe le vestiaire pour faire un bon résultat. Et c’est là qu’en ce moment, on est un peu moins forts que l’année dernière." Une déclaration lourde de sens, qui renvoie à la fois à la piètre qualité du jeu développé depuis de longues semaines, mais aussi à la propension du président Nasser Al-Khelaïfi à descendre dans le vestiaire à la mi-temps de certains matches.

Pour mémoire, ce dernier menaçait dès mercredi soir à Barcelone , regrettant publiquement les options tactiques de son coach et lâchant : "J'espère que c'est la dernière défaite de la saison." Quant à Blanc, il pestait ainsi il y a deux semaines  : "Les joueurs gagnent, ils sont invaincus, ils restent même sur neuf victoires de suite et vous leur dites qu'ils jouent mal ? Il y a de quoi être agacé. Si je me mets à votre place, je leur dis : 'Il faut qu’on joue bien parce que les journalistes et les gens dans les cafés le demandent.' Mais le plus important c'est quoi ? C'est les trois points et la victoire. J'imagine le jour où il n’y aura pas le jeu ni les trois points. Bah dis donc, on va s’amuser !" Eh bien cette fois, ça y est, on s'amuse comme des petits fous.

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