Le TAS clôture la procédure de l'UEFA contre le PSG... mais le club n'en a pas fini avec le fair-play financier

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DOSSIER CLOS - Le Tribunal arbitral du sport est allé dans le sens du PSG dans le conflit qui l'opposait à l'UEFA dans le cadre du respect des règles fair-play financier (FPF) après les transferts de Neymar et de Kylian Mbappé à l'été 2017. Mis hors de cause après avoir été sanctionné en 2014, le club parisien n'aura toutefois pas les mains totalement libres.

Une victoire sur le terrain juridique. Deux semaines après l'humiliation sportive, suite à l'élimination par Manchester United (2-0, 1-3) dès les huitièmes de la Ligue des champions, le PSG n'a peut-être pas tout perdu. Mardi 19 mars, après des mois d'enquête, le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne a donné raison au club parisien dans le cadre de ses démêlés avec l'UEFA, concernant le non-respect des règles du fair-play financier suite aux transferts de Neymar et Kylian Mbappé. Le TAS "annule" en effet définitivement la requête de l'instance européenne de réexaminer les finances parisiennes de l'exercice 2017-2018.


"L'appel interjeté devant le TAS le 3 octobre 2018 par Paris Saint-Germain contre la décision rendue le 19 septembre 2018 par la Chambre de jugement de l'Instance de contrôle financier des clubs de l'UEFA (la décision attaquée) est admis et la décision attaquée est annulée", précise le TAS. "La décision rendue le 13 juin 2018 par la Chambre d'instruction de l'ICFC de l'UEFA, par laquelle l'enquête sur la conformité du Paris Saint-Germain au règlement du fair-play financier de l'UEFA a été clôturée, est donc définitive." 


Pour la faire courte, cette décision favorable au club parisien invalide les résultats d'une enquête plus poussée de l'ICFC, qui recommandait des sanctions plus fermes à l'encontre du PSG.

En validant l'appel formulé par les dirigeants parisiens, en octobre 2018, le TAS confirme le jugement positif de la chambre d'instruction de l'Instance de contrôle financier des clubs (ICFC), qui avait, en juin 2018, choisi de ne pas poursuivre le PSG après l'ouverture d'une enquête en septembre 2017 à la suite des recrutements de Neymar et Kylian Mbappé pour un total de 400 millions d'euros. 

Le PSG tiré d'affaire... pour l'instant

Le PSG s'est satisfait de cette décision. "Le Paris Saint-Germain prend acte de la décision du Tribunal arbitral du Sport de Lausanne (TAS) rendue ce jour en sa faveur", réagit le club via un communiqué sur son site officiel. "Cette décision invalide le renvoi de son dossier par la Chambre de jugement de l'ICFC devant la Chambre d'instruction de ce même ICFC. Elle fait suite à l'appel porté par le Club parisien le 3 octobre dernier devant le TAS. La décision prise par la Chambre d'instruction de l'ICFC le 13 juin 2018 est entérinée", ajoute-t-il. Le jugement rendu, le club parisien souhaite désormais "poursuivre son développement", rappelant qu'il a "toujours respecté les règles et s'est toujours efforcé de répondre avec sérénité et transparence aux demandes réitérées de l'UEFA et de l'ICFC, tant sur le plan de la forme que du fond."

Toutefois, le jugement du TAS ne signifie pas que le PSG est totalement débarassé du fair-play financier. Si le club parisien n'a plus à s'inquiéter des conséquences de ses achats hors normes réalisés lors du mercato 2017, il n'en demeure pas moins dans l'obligation d'augmenter considérablement ses revenus. D'autant plus que l'élimination dès les huitièmes de finale de la Ligue des champions va avoir un impact à moyen ou long terme sur les finances du club, qui attendait beaucoup du parcours en Coupe d'Europe. 


Obligé de compenser les décotes des contrats de sponsoring (et la perte du contrat QTA) et leur rétroactivité sur les saisons 2013-2014 et 2014-2015 pour respecter les règles du fair-play financier, assumer le paiement de salaires XXL et financer ses futurs achats sur le marché des transferts, le PSG s'est déjà tourné vers l'officialisation de juteux partenariats (dont un pour le maillot avec le groupe Accor). Avant sans doute de s'ouvrir à la vente de certains joueurs à forte valeur marchande d'ici au 30 juin 2019.

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