PSG, les raisons d'une désillusion

PSG, les raisons d'une désillusion

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LIGUE DES CHAMPIONS – Malgré une victoire 3-1 au match aller, Paris a été éliminé mardi soir par Chelsea en quarts de finale après s'être incliné 2-0 à Londres. Une élimination finalement presque inévitable lorsque l'on observe de près le scénario de ces deux rencontres.

Se relever et apprendre. Si le PSG veut vraiment réaliser son rêve de remporter un jour la Ligue des champions, le genre de désillusion vécue mardi soir devrait servir cet effectif talentueux, mais peut-être encore un peu trop inexpérimenté pour faire partie du top 4 européen. Alors, pour progresser et aller plus haut l'an prochain, Paris doit regarder la réalité de ce quart de finale en face afin de comprendre pourquoi tout est finalement allé de travers. Voici quelques pistes.

Un match aller en trompe-l'œil
Le but de Javier Pastore a tout changé. Car sans la prouesse de l'Argentin dans les toutes dernières secondes de la rencontre, qui serait arrivé confiant à Londres ? Car ce 3-1, qui offrait 76 % de chance au PSG de passer en demi-finale , a changé la perception et la gestion du match retour. Pourtant, à regarder de plus près la prestation parisienne au Parc des Princes, il y avait déjà les prémices d'un scénario catastrophe qui pouvait se dessiner au match retour : une équipe de Chelsea capable de monopoliser le ballon, un PSG sans solution offensive en première période et surtout ce but encaissé à l'extérieur qui fait toute la différence. "Sur les deux matches, je pense que cela se joue à pas grand-chose, a expliqué Laurent Blanc après la défaite. Je mettrais plus ça sur le compte de l'expérience que Chelsea a de ce niveau-là par rapport à nous."

L'effet Mourinho
On ne l'appelle pas The Special One pour rien. Encore une fois, José Mourinho a prouvé qu'il était un entraîneur à part. Mardi soir son coaching a payé à 100 % puisque les deux buteurs de la qualification des Blues (André Schürrle et Demba Ba) sont des joueurs qu'il a fait rentrer en cours de rencontre. Mais avant cela, le technicien portugais semble surtout avoir remporté la bataille de l'entre-deux-matches, mettant ainsi ses troupes dans les dispositions d'un exploit. Juste après l'aller, il avait ainsi qualifié de "blague" le but de Pastore, histoire d'en dédramatiser la portée comptable. Lundi, son extrême certitude affichée en conférence de presse a instillé le doute dans les têtes parisiennes : "Je pense vraiment qu'on va se qualifier. Les raisons, ça ne compte pas. Il faut juste y croire, et moi j'y crois. On doit gagner, point barre.''

Les promesses non-tenues de Paris
Pourtant, ils avaient été prévenus. Lors du match aller, le PSG avait vécu une première période pénible, durant laquelle Chelsea avait dominé en privant son adversaire du ballon. Lors du second acte tout était rentré dans l'ordre à mesure que la possession de balle parisienne retrouvait ses 60 % habituels. Ainsi, Laurent n'avait qu'une idée en tête pour le retour à Stamford Bridge  : "On n’est pas venus ici pour souffrir, avait notamment déclaré le technicien. Notre façon de jouer, c’est d’avoir le ballon, de faire du jeu et de ne pas subir, même à l’extérieur." Pourtant, c'est tout l'inverse qui est advenu. Chelsea a eu le ballon 52 % du temps, empêchant le PSG de produire du jeu et d'inscrire ce but qui aurait pu tout changer. "La façon dont on a joué ce soir, ce n'est pas celle qui nous a permis d'arriver jusque-là, déplorait d'ailleurs Thiago Motta. Notre philosophie c'est jouer au foot mais on ne l'a pas fait."

Cavani n'est pas Ibra
Comment faire pour se passer de son meilleur buteur ? Avoir un autre buteur ! Voici la réponse un peu trop évidente qu'a fournie le PSG en positionnant Edinson Cavani à la place d'un Zlatan Ibrahimovic blessé au match aller. Certains, même, après de la performance en demi-teinte du Suédois au Parc, voyait son forfait comme une chance. Celle d'enfin voir de quoi le Matador était capable lorsqu'il jouait seul en pointe. Mais malheureusement, on n'a pas vu grand-chose , hormis, comme à l'aller, des occasions ratées et un joueur qui n'est vraiment plus en confiance depuis le début de l'année 2014 (seulement 4 buts). "Ibra n'était pas là et il a bien fallu le remplacer par quelqu'un, concédait un peu dépité Blanc. Le milieu avait pour mission de garder le ballon et de mettre sur orbite les trois joueurs offensifs. Cela n'a pas été mal fait." La faillite est donc collective.

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