PSG : 5 choses à savoir sur Thomas Tuchel, le successeur d’Unai Emery

PSG : 5 choses à savoir sur Thomas Tuchel, le successeur d’Unai Emery

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FOOTBALL – Choisi par l’Émir du Qatar lui-même, Thomas Tuchel devient officiellement le nouvel entraîneur du PSG pour la saison prochaine. Présentation d’un technicien largement méconnu du grand public français.

Annoncée officieusement dès le début du mois d'avril, la nomination de Thomas Tuchel comme entraîneur du PSG à la place d'Unai Emery a été officialisé par le club de la capitale ce lundi. Selon des sources concordantes, l’ex-coach de Dortmund devait s'engager pour deux ans (plus une 3e année en option) avec le club parisien. 


Beaucoup de personnes ne connaissent pas le profil très singulier du technicien allemand. Nous vous le présentons.

Je veux que mon équipe joue comme un orchestre.Thomas Tuchel

Un palmarès quasiment vierge

Beaucoup de supporters du PSG espéraient voir arriver, après les échecs successifs de Laurent Blanc et Unai Emery en Ligue des champions, un entraîneur ayant fait ses preuves dans la compétition-reine. Raté : Thomas Tuchel n’est jamais allé plus loin que les quarts de finale, qu’il a atteint une seule fois, en 2017, pour y être éliminé par… l’AS Monaco. Il n’a, du reste, remporté qu’un seul trophée, la Coupe d’Allemagne, en 2017. À son actif, tout de même : un taux de victoires de 63,75% avec Dortmund (un record) et une place de meilleur 2e de l’histoire de la Bundelisga (avec 78 points).

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Un tacticien hors pair

Nombreux sont les coachs ayant un système de jeu de prédilection, afin de parfaire les automatismes et imposer une marque. Tuchel, lui, n’en fait pas partie. "Il nous arrivait même fréquemment de modifier notre système trois ou quatre fois dans le même match", détaille dans L'Équipe l’attaquant André Schürrle, qui a travaillé avec l’entraîneur à Mayence et Dortmund. L’idée étant d’être le plus imprévisible possible pour l’adversaire. Dans un vestiaire comme celui du PSG, qui avait contraint Emery à revenir au 4-3-3 alors que le Basque voulait évoluer en 4-2-3-1, cela risque de faire quelques vagues.

Obsédé par l’idée de tout contrôler

"Je veux que mon équipe joue comme un orchestre", aime dire le Bavarois. Qui ne veut jamais rien laisser au hasard. Ses joueurs offensifs sont ainsi priés de harceler les défenseurs adverses en permanence, dans un engagement physique total, mais ce n’est pas tout, loin de là. 

Avec Tuchel, fini le sucre, le blé ou les céréales. Au début, ce n’était pas facile...Ilkay Gündogan

"Il est très pointilleux sur les moindres détails, comme le pied à utiliser pour arrêter le ballon, confiait le Stéphanois Neven Subotic, passé par Dortmund, sur Sky Sports. C’est très, très détaillé." Tuchel étend d’ailleurs son emprise au-delà des limites du terrain. "Il nous a fait changer nos habitudes alimentaires, expliquait Ilkay Gündogan en 2016. Fini le sucre, le blé ou les céréales. Au début, ce n’était pas facile de se passer de ces choses. Mais maintenant, tout a bon goût pour moi. Et mon corps se sent mieux."

Détesté par plusieurs de ses anciens joueurs…

À la différence de ses prédécesseurs à Paris, Tuchel est un entraîneur réputé obsessivement autoritaire (ce qui a contribué à séduire l’émir du Qatar). Et c’est peu dire qu’il ne s’est pas fait que des amis durant sa jeune carrière de coach. Ainsi, quand l’Allemand avait été récemment annoncé au Bayern Munich, le défenseur Mats Hummels, ancien de Dortmund, a déclaré : "Si c’est lui qui vient, je m’en vais." C’est notamment sa relation exécrable avec une grosse moitié de son vestiaire au Borussia, détestant ses rigoureuses méthodes, qui l’ont conduit à quitter Dortmund l'année dernière. En outre, ce coach est aussi connu pour avoir publiquement, et à maintes reprises, remis en cause des décisions de sa direction, quitte à aller au clash…

Une maîtrise déjà parfaite du français

Sans club depuis son départ de la Ruhr à l’été 2017, Tuchel n’a pas perdu son temps ces dix derniers mois. Entre un séjour à New York et un autre à Majorque, le technicien a en effet eu la bonne idée de prendre de prendre des cours de langue intensifs. "À Doha, il a particulièrement impressionné les responsables du PSG dans une conversation où il parlait couramment le français", révélait ainsi Bild, qui affirmait que ce fut un critère décisif dans le choix de l’Émir du Qatar de le recruter. 

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