PSG, mercato, Zlatan Ibrahimovic... La mise au point d'Edinson Cavani

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FOOTBALL - Entre les rumeurs de départ vers l'Angleterre qui s'intensifient, un entraînement séché lundi et une reprise repoussée à vendredi, en même temps que celle des internationaux tricolores (Matuidi, Digne et Cabaye), juste avant de s'envoler pour une tournée en Asie, cela jasait pas mal, ces dernières heures, autour du cas Edinson Cavani. Alors l'intéressé a accordé, ce jeudi, une interview à un grand journal uruguayen, pour éclaircir quelques zones d'ombre.

Il en faut peu, en temps de mercato estival, pour faire enfler une rumeur. On l'a encore vu lundi. Attendu pour la reprise au Camp des Loges, le centre d'entraînement du PSG, Edinson Cavani était aux abonnés absents, au contraire des "mondialistes" italiens Salvatore Sirigu, Marco Verratti et Thiago Motta. Il n'en fallait pas plus pour que se dessine, jusque dans nos colonnes, la perspective d'un clash , tandis que la presse anglaise faisait état d'un prochain échange avec Wayne Rooney pour faciliter le transfert à Manchester United que souhaiterait l'Uruguayen. Une situation qui a sans doute poussé celui-ci à sortir du bois pour évoquer publiquement, ce mardi, sa situation.

"L’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et l’Angleterre ont les meilleurs Championnats, les plus puissants. Personnellement, j’aime beaucoup les championnats anglais et allemands, mais je ne suis pas habitué à changer de pays chaque saison", a ainsi confié au quotidien uruguayen El Observador le joueur le plus cher de l'histoire de la Ligue 1, recruté il y a un an pour 64 millions d'euros. Une manière, habituelle chez lui, de souffler le chaud et le froid sans se mouiller. Il avait même, pour mémoire, carrément ouvert la porte à un transfert cet été en déclarant durant la Coupe du monde : "Dans le football, on ne sait jamais, tout peut se passer." Bonjour la subtilité.

Que devrait donc faire un club pour l'attirer dans ses filets ? "Quand une équipe te veut, elle t’appelle et cherche à t’ajouter à son projet. C’est l’occasion de te montrer une confiance maximale, a-t-il détaillé. Ce qui est sûr, c’est que les clubs qui m’ont réellement voulu comme Palerme, Naples ou le PSG ont fait ce qu’il fallait et ont fait confiance à mon travail pour m’ajouter à leur projet. Un changement de club ne dépend pas seulement de la volonté d’un joueur mais aussi du travail des autres clubs. J’ai encore quatre ans de contrat en France." Comprendre : il va falloir faire des efforts, surtout financiers, mais pas que. Car Paris n'est pas vendeur. Une évidence à souligner.

Cavani : "Tant qu’il n’y a pas d’injustice avec un partenaire dans le vestiaire..."

Le nœud du problème, de toute façon, est connu. Depuis janvier, fatigué d'être aligné sur le flanc droit de l'attaque alors que lui se voit mieux en pointe, El Matador traine son spleen sur les terrains français. Son repositionnement est devenu, à ses yeux, une condition sine qua non à son à son bien-être. L'entraineur Laurent Blanc s'y pliera sans doute. Fin mai, il l'avait admis, mais en prévenant qu'il ne mettrait pas en péril "l'équilibre de l'équipe", qui fonctionne bien en 4-3-3. "La cohabitation avec Ibra est bonne. Tant qu’il n’y a pas d’injustice avec un partenaire dans le vestiaire ou que personne n’a de problème avec moi, cela se passe bien", a, pour sa part, précisé Cavani.

Il faut se souvenir que chaque fois qu'un joueur a eu un coup de blues et des envies de départ, le PSG a réagi en augmentant sensiblement son salaire. Le pourra-t-il cette fois, alors que le fair-play financier pèse désormais sur la masse salariale ? Le feuilleton pourrait en tout cas s'étendre bien au-delà de cette intersaison. Précisons juste que, l'Uruguay ayant été éliminé quatre jours après l'Italie au Mondial, il était anormal que l'attaquant revienne si tôt alors que ses trois partenaires, comme Zlatan avant eux, avaient, eux, bénéficié de jours de repos supplémentaires. Déjà l'hiver dernier, Cavani avait pu prolonger ses vacances au pays et certains y avaient vu les prémices d'un départ. Une tempête dans un verre d'eau. Une belle métaphore de la réalité du mercato.

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