PSG-Naples (2-2) : faut-il commencer à s'inquiéter pour Edinson Cavani ?

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COMME UN FANTÔME - Remplacé à la 76e minute par Julian Draxler, Edinson Cavani n'a pas été à la fête mardi soir face à Naples (2-2), son ancienne équipe contre qui il espérait se relancer. L'ex-serial buteur du Napoli a livré un nouveau match sans, balancé entre manque d'efficacité et frustration extrême.

Cela devait être sa soirée, lui l'ancien Napolitain. Cinq ans après son départ pour le PSG, Edinson Cavani est passé à côté de ses retrouvailles avec le Napoli (2-2), mercredi soir pour le compte de la troisième journée du premier tour de la Ligue des champions. L'Uruguayen, dans la continuité de ses récentes sorties en Ligue 1, a vécu une (nouvelle) sale soirée sur la pelouse du Parc des Princes. Remplacé par Draxler à la 76e minute face à son ancienne équipe, 17 jours après sa sortie contre l'OL (5-0, 40e) suite à l'expulsion de Kimpembe, "El Matador" a quitté le terrain la tête basse, le regard noir. Touché tant mentalement que physiquement.


Très vite, Cavani a confirmé son mal-être actuel. Volontaire, sa marque de fabrique, mais maladroit, à l'image de ce coup involontaire sur la cheville de Neymar, qu'il a failli blesser, en plus de lui enlever une balle de but en début de match (3e). Emprunté dans son jeu, à l'instar de ses coéquipiers, il a ensuite vendangé des occasions à foison : d'abord une reprise de volée du gauche sur un bon décalage de l'ancien Barcelonais (6e), la première passe du Brésilien à l'Uruguayen cette saison en C1, puis une frappe croisée pied gauche (17e), consécutive à un contrôle un peu trop long de Kylian Mbappé.

L'efficacité fuit toujours "El Matador"

Mais après un bon premier quart d'heure, le meilleur buteur de l'histoire du PSG (176 buts) - comme le reste de l'équipe - a reculé devant le pressing haut des Napolitains de Carlo Ancelotti. Peu avare en efforts, "Edi" s'est mis à faire du Cavani dans le texte. Mais son activité physique en défense, élément caractéristique du "Matador", s'est traduite par une présence moins saignante dans les duels (aucun remporté). Esseulé en l'attaque, sevré de ballons notamment en fin de première période, l'ancien Palermitain a alors tenté d'haranguer ses partenaires, avec l'espoir de créer un électrochoc. En vain. 


Au sein d'une animation offensive très décevante, l'Uruguayen n'a pas été non plus en réussite quand Paris a relevé la tête au retour des vestiaires. Il a tout loupé, même le plus simple. Son énorme raté, seul face au but (50e), après un tir de Neymar repoussé par David Ospina, a mis en lumière son manque de confiance actuel sous les couleurs parisiennes. Dix minutes plus tard, sans doute excédé par ses échecs répétés devant le but napolitain, il est sorti de ses gonds. Visiblement fou de rage devant la décision de M. Zwayer de ne pas siffler penalty après un retour de Mario Rui (58e), qu'il jugeait limite.

En d'autres mots, en ajoutant sa sortie prématurée à un quart d'heure de la fin de la rencontre, Edinson Cavani a étalé aux yeux de tous le spleen qui le hante depuis quelques semaines à Paris. Un mal-être que l'on retrouve aussi dans les chiffres. Face à Naples, l'ancien de la maison a livré une prestation médiocre : il n'a touché que 21 ballons, réalisé 3 tirs pour un seul cadré. Il a ainsi prolongé son mutisme à trois matches (268 minutes sans but) avec le PSG. 

Il n'est pas du genre à baisser les bras

Alors, bien sûr, ce n'est pas la première fois que Cavani traverse une passe compliquée depuis son arrivée à Paris en 2013. Isolée, oubliée et parfois sacrifiée, l'ex-idole de San Paolo (104 buts en 138 matches) a, à chaque fois, fois surmonté les obstacles pour revenir à son plus haut niveau. Car, s'il a des défauts, l'Uruguayen n'est pas du genre à baisser les bras quand l'affaire se corse. Cela tombe bien puisque le PSG aura besoin de lui alors qu'un calendrier très chargé et plus que compliqué attend l'équipe parisienne avec, en deux semaines, un déplacement à Marseille (le 28 octobre), la réception du LOSC (le 2 novembre) avant d'enchaîner avec deux nouvelles sorties, à Naples (le 6) et à Monaco (le 11). 

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