"Nasser garde un certain respect pour Aulas" : PSG-OL, c'est ce soir, la guerre entre les présidents aura-t-elle lieu ?

"Nasser garde un certain respect pour Aulas" : PSG-OL, c'est ce soir, la guerre entre les présidents aura-t-elle lieu ?

DirectLCI
CLASH – Ce soir, à 21 heures, le Paris Saint-Germain recevra l’Olympique Lyonnais, véritable choc de la 6e journée de Ligue 1. Les retrouvailles, dans la loge VIP du Parc des Princes, entre les présidents des deux clubs, Nasser Al-Khelaïfi et Jean-Michel Aulas, qui s’annoncent très tendues, sont au moins aussi attendues que le match. Mais à quel point les deux hommes sont-ils réellement en conflit ?

On peut dire cette fois, sans exagérer, que la tribune présidentielle du Parc des Princes sera à peu près autant scrutée, dimanche soir, que la pelouse. Car le match qui opposera Paris à Lyon marquera aussi les retrouvailles entre les deux dirigeants de club les plus influents du football français, dans un contexte de très vive tension entre eux. La faute, principalement, à Jean-Michel Aulas, le président de l’OL, qui n’a de cesse, depuis plusieurs mois, de critiquer l’iniquité induite par les dépenses du Qatar, allant même jusqu’à se moquer sur Twitter de son homologue parisien. 


Lequel s’est montré particulièrement sec quand, mardi soir, après la démonstration de Paris face au Celtic Glasgow en Ligue des champions (5-0), il a été interrogé là-dessus :  "Franchement, ce qu’il dit ou ne dit pas… Honnêtement, je ne l’écoute pas."  Au point que l’on se demande si leur conflit n’a pas atteint, cette saison, un point de non-retour.

Aulas, on est habitués maintenant. C’est son style. Ça fait des années qu’il est comme çaUn proche du président du PSG

 "Aulas, on est habitués maintenant. C’est son style. Ça fait des années qu’il est comme ça. Là, il a même écrit une lettre, Nasser n’a pas répondu, Aulas a fait publier sa lettre dans L’Équipe… Voilà, c’est du Aulas. Il n’y a pas grand-chose à en dire. Ça nous laisse indifférent. Nasser est concentré sur son projet et, quoi qu’Aulas dise, ça ne le ralentira pas. C’est juste regrettable qu’Aulas ne puisse pas comprendre ce qu’on est en train de créer", glisse à LCI un proche du président du PSG. 


Qui ajoute : "Le président de Guingamp a quand même dit à Nasser après le match de la 1ère journée que c’était extraordinaire, que Guingamp n’avait jamais eu autant de monde dans son stade, il y avait même des gens debout ! Et tout ça c’est positif : 183 pays qui diffusent le match, j’ai même vu que la Corée du Sud avait acheté des matchs de Ligue 1 pour la première fois. C’est fabuleux pour la L1 alors on ne comprend pas pourquoi Aulas s’excite dans tous les sens. Il faut une locomotive !"

Du côté de l’OL, on se défend justement de toute critique sur ce point précis. "Il faut bien faire le distingo entre leur relation et le débat qu’il peut y avoir sur une stratégie, insiste une source proche de l’état-major lyonnais. Jean-Michel Aulas n’a jamais critiqué Nasser Al-Khelaïfi en tant qu’homme, ni en tant que président. C’est un problème de stratégie que M. Aulas met en avant. Il soulève un point qui, pour lui, est problématique. C’est ça, le sujet. Ensuite, certains médias ont dit qu’il critiquait Nasser, lui répond que non, qu’il s’entend au contraire très bien avec lui. D’ailleurs il l’a récemment complimenté sur ce qu’il fait au PSG, pour dissiper tout malentendu. C’était une réaction à ce qu’il y avait dans certains médias. La lettre envoyée avait aussi vocation à préciser ce qui avait pu être déformé. Il n’y a eu aucune attaque contre Nasser en tant que telle."

En vidéo

Le mercato fou du PSG

Le problème stratégique soulevé par Jean-Michel Aulas ? Le fait que Paris rende la Ligue des champions inaccessible au tout venant de la Ligue 1. "Son club a fait 1-1 contre l’Apollon Limassol jeudi soir. C’est quoi le budget de l’Apollon Limassol ? Sûrement 20 ou 25 % du budget de l’OL, rétorque notre source parisienne. Lyon peut finir 2e, voire mieux, l’an passé on n’a pas été champions. Il peut être en Ligue des champions tous les ans, il a le 2e plus gros budget de la Ligue." On rappelle qu’il ne s’agit là que de communication. "Mais c’est une perte de temps, reprend-elle.  Un président doit toujours être en train de penser à tout ce qu’il peut améliorer dans son club. C’est ce que fait Nasser. Qu’Aulas fasse la même chose. Est-ce que nous on parle de Lyon ? Non, on ne parle de personne d’autre que nous."

On peut être en désaccord. Après, chacun défend ses intérêtsUn proche de Jean-Michel Aulas

Demeure une question essentielle : cette brouille entre deux dirigeants aussi puissants, qui ont des fonctions importantes dans les instances nationales et européennes, peut-elle nuire au football français dans sa globalité ? "Je ne vois pas pourquoi il y aurait un conflit entre eux. On peut être en désaccord. Après, chacun défend ses intérêts", évacue un proche de Jean-Michel Aulas. Même son de cloche à Paris : "Pour passer beaucoup de temps avec Nasser, je peux vous dire qu’on n’en parle même pas. Enfin, c’est ‘ah tiens, il a dit ça’, mais ça ne va pas plus loin. On n’est pas en train de se demander comment réagir à chacune de ses déclarations. Ça ne va pas changer quoi que ce soit dans leurs relations. Il faut bien respecter ce président, qui fait de très belles choses avec son club. Nasser garde un certain respect pour lui. De toute façon, il ne cherche même pas à en discuter avec lui. Les gens veulent toujours voir des rivalités partout mais honnêtement, là, il n’y a rien."

Plus d'articles

Sur le même sujet