PSG-OM (2-0) : même remplaçant, Zlatan Ibrahimovic a fait gagner Paris

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CLASICO - Bien qu'ayant débuté sur le banc de touche, Zlatan Ibrahimovic aura fait peser toute son aura sur ce match, conclu par une implacable victoire parisienne. Récit de sa soirée.

Il était attendu comme le messie. Il faut aussi dire que sept semaines de convalescence, c'est long . Et que sa titularisation avait été annoncée partout. Mais lorsque la feuille de match a été distribuée en tribune de presse du Parc des Princes, à un peu plus d'une heure du coup d'envoi de ce Clasico très attendu, dimanche soir, entre le leader marseillais et son dauphin parisien, la surprise n'a pas non plus fait l'effet d'un coup de semonce. Zlatan Ibrahimovic allait prendre place sur le banc et, finalement, c'était déjà beaucoup, après une si longue période de doute.

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C'est une habitude chez lui : le Suédois n'a pas montré une implication maximale durant l'échauffement. Mais, tandis qu'il échangeait des ballons avec les remplaçants, loin de ses partenaires vêtus de la chasuble orange des titulaires, c'était même pire. Peu concerné, il donnait l'impression d'attendre le bus durant le petit toro servant de mise en jambes.

Bas de survêtement noir, sweat gris et chignon soigneusement attaché, il est resté imperturbable quand les Marseillais sont venus le frôler pour aller saluer leurs supporters. On l'a vu rater des gestes simples et mimer la consternation avec ses mains, ne prêtant guère d'attention à Chantôme, Marquinhos, Digne et Cabaye, à part pour les encourager machinalement. Tout juste a-t-il pris la peine de chambrer le jeune Bahebeck. Mais c'était tout.

Comme si de rien n'était

On ne l'a revu que bien plus tard, à la 54e minute de jeu pour être exact, au moment où il est sorti du banc pour débuter un nouvel échauffement, cette fois le long de la ligne de touche. Le Parc s'est mis à scander son nom, comme si le PSG, bien que largement dominateur et menant déjà au score (1-0), avait fondamentalement besoin de lui dans ce match. Là encore, on l'a vu mettre beaucoup moins d'intensité dans ses gestes que Cabaye ou Chantôme, s'interrompant même, mains posées sur ses hanches, à chaque occasion de ses coéquipiers.

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Et puis, d'un coup, d'un seul, le Parc s'est mis à gronder, comme si les siens venaient de marquer : Zlatan jetait sa veste de survêtement et marchait vers le pré. Contrairement à Cabaye, qui allait lui aussi entrer en jeu, le vice-capitaine a reçu une tape d'encouragement de son entraîneur, Laurent Blanc, avant de suppléer Lavezzi et d'aller se placer en pointe, laçant ses chaussures comme si de rien n'était. Le match, dans sa configuration attendue, pouvait enfin commencer.

Et décisif pour finir

Son premier ballon fut une remontée de 20 mètres conclue par un subtil décalage pour Lucas. L'action aboutira à une frappe de Cavani depuis un angle fermé, le Suédois l'engueulera pour ne pas avoir centré en sa direction, et l'Uruguayen s'excusera, comme au bon vieux temps. Pour le reste, il a énormément décroché pour donner quelques ballons lumineux et briser les lignes adverses, se contentant de marcher quand le ballon s'éloignait et tentant une bicyclette dont il a le secret à la 82e.

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C'est un de ses rares sprints qui est à l'origine du but du break de Cavani à la 85e : dans la foulée, il a lancé Aurier, dont le centre a trouvé l'Uruguayen. Enfin, dans les arrêts de jeu, on l'a vu engueuler Matuidi comme du poisson pourri parce qu'il n'avait pas réussi à le trouver entre deux Marseillais. Juste avant qu'il ne tente une frappe à ras de terre puis un petit lob qui a fait se lever tout le stade... Plus globalement, on a noté toute l'ampleur, concrète, de son emprise psychologique sur ce match. Soudain, en sa présence, l'OM était devenu spectateur. Quelque part, on le comprend.

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