PSG-OM : avec Dario Benedetto, les Marseillais peuvent rêver (un peu) plus grand

Football

OLYMPIEN – L’attaquant argentin Dario Benedetto, arrivé cet été à Marseille, compte bien poursuivre sa belle adaptation à la Ligue 1 lors de son premier Classique contre le PSG, ce dimanche soir au Parc des Princes.

C’est une de ces blagues que les Marseillais aiment dire aux touristes qui affluent une fois l’été revenu, à l’instar de celle de la sardine qui bouche le Vieux-Port : cette saison, c’est la bonne, l’OM a son "grantatakan", comme l’écrit désormais régulièrement le quotidien La Provence. Depuis le rachat du club phocéen par Frank McCourt en 2016, il y a eu Valère Germain, Kostas Mitroglou, tous deux incapables d’assumer la lourde charge d’occuper la pointe de l’attaque pour enflammer le stade Vélodrome (qui vous prend en grippe dès qu’il perçoit que vous n’y parviendrez pas), puis Mario Balotelli, efficace mais reparti aussi vite qu’il était arrivé (signant en janvier pour s'en aller en juin 2019). Sauf que cette fois, fini de rire : Dario Benedetto est arrivé (sans se presser). Et il débarque à Paris pour y affronter les champions de France ce dimanche.

Il faut gagner l'amour du public. Ça ne marche pas seulement en le disant à une caméra. Il faut le prouver à chaque match, en donnant ta vie pour le maillot que tu portes.- Dario Benedetto

On n’ira pas jusqu’à écrire que Kylian Mbappé et consorts en tremblent, mais cela change tout de même quelque peu la donne du Classique, l’OM pouvant, cette saison, enfin s’appuyer sur un finisseur digne de ce nom. Un ces n°9 argentins qui ont le but dans le sang, et un mental à toute épreuve. À ce dernier sujet, précisons que lui a vu sa mère mourir d’un arrêt cardiorespiratoire en tribunes tandis qu’il disputait, à l’âge de 12 ans, un match avec une équipe de son quartier, ce qui l’a poussé à arrêter le football pendant quatre ans, avant d’y revenir pour satisfaire son père...

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Un buteur déjà auteur de 5 réalisations en 10 matchs de Ligue 1, après avoir raté un penalty lors de sa première apparition, à Nantes (0-0 le 17 août), ce qui en aurait inhibé plus d’un ensuite. "C'était une pénalité de rugby. C'est la première fois que je tire aussi mal", avait-il rigolé une semaine plus tard dans les colonnes du quotidien argentin Clarin. Avant de se faire plus sérieux : "Le ballon est très différent, bien plus léger qu'en Argentine. Et je me suis en plus penché en arrière... J'ai tout fait de travers." Depuis, il ne les tire plus, les laissant à Dimitri Payet. Et il ne rate plus grand-chose.

Dario nous aide aussi beaucoup dans le jeu, il est très intelligent dans ses mouvements et joue bien avec ses partenaires.- Steve Mandanda

Son capitaine, Steve Mandanda, s’en est réjoui ce vendredi en conférence de presse, décrivant ainsi le sentiment général du vestiaire marseillais : "Pour un attaquant, il n’y a pas mieux que de marquer et il le fait très bien. Il nous aide aussi beaucoup dans le jeu, il est très intelligent dans ses mouvements et joue bien avec ses partenaires. Humainement, c’est quelqu’un de très bien, qui fait les efforts pour apprendre le français. On est vraiment heureux de l’avoir avec nous et de ce qu’il nous apporte. J’espère que ça va continuer et qu’il va nous mettre beaucoup de buts."

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Darío Benedetto : "Je me sens comme à la maison"

Ce qui fait courir ce joueur découvrant l’Europe à l’âge tardif de 29 ans ? "Je joue toujours avec le coeur, a-t-il joliment répondu à L’Équipe il y a un mois. Je me sens heureux ici, dans cette ville. La passion des Marseillais me rappelle l’Argentine. Je ne sens pas de pression. Je l'ai envers moi-même. Je veux toujours marquer. À Boca Juniors (son club précédent, ndlr), j'ai gagné l'affection du public en me dépouillant sur le terrain. Alors j'espère que ce sera pareil à Marseille, parce qu'il faut gagner l'amour du public. Ça ne marche pas seulement en le disant à une caméra. Il faut le prouver à chaque match, en donnant ta vie pour le maillot que tu portes." A priori, Dario Benedetto ne sera pas conspué de sitôt par le bouillant Vélodrome. Il n’est, en tout cas, déjà plus un sujet de blague.

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