PSG - OM : Clément Turpin, un arbitre sous pression

Football
LIGUE 1 – Au sifflet pour diriger le choc du Championnat entre Paris et Marseille dimanche prochain (21 h), cet arbitre de 32 ans va être attendu au tournant. Car lors du clasico d'octobre 2013, la prestation de Clément Turpin avait été fortement contestée.

Confiance renouvelée... mais. Fortement critiqué pour sa dernière prestation lors d'un OM – PSG (1-2, le 13 octobre 2013), Clément Turpin avait vécu des jours compliqués après la rencontre. Un match durant lequel le Bourguignon âgé de 32 ans avait sifflé deux penaltys discutables et distribué sept cartons jaunes plus un rouge à Thiago Motta. "Ce n'était pas son jour", s'était contenté de commenter le milieu de terrain parisien, bien plus indulgent que la vindicte populaire sur les réseaux sociaux. Pire, la page Wikipédia de l'arbitre avait même été piratée pour y insulter sa grand-mère...

Pas vraiment le passif idéal pour officier de nouveau lors d'un clasico. Mais c'est pourtant bien M. Turpin qui sera au sifflet dimanche prochain. Un choix qui ne souffre d'aucune contestation pour Pascal Garibian, le patron des hommes en noir. "C'est l'arbitre en forme du moment, un des leaders de l'arbitrage français", confie même à metronews le Directeur technique croisé à l'occasion des Journées de l'arbitrage. Ainsi donc, le souvenir de la performance contestée de Clément Turpin à Marseille n'a donc pas entravé sa course ascendante sur les terrains du Championnat de France.

Un match réussi, c'est lorsque l'arbitre n'en est pas la vedette

"Heureusement que l'on ne fait les désignations en fonction des horreurs que l'on peut lire sur Twitter !", se félicite d'ailleurs un membre de la Ligue. Mais au PSG comme à l'OM, on n'a pas la mémoire courte et cette nomination a fait grincer quelques dents. "Sans faire de procès d'intention à M. Turpin qui est un très bon arbitre, on est quand même obligé de dire qu'il n'avait pas fait un bon match la saison dernière", nous explique Frank Lebœuf.

Et l'ancien défenseur marseillais de poursuivre : "Comme les joueurs, les arbitres peuvent passer à côté mais que l'on ne vienne pas me dire que les conséquences sont les mêmes. Moi, si j'avais perdu la finale de la Coupe du monde 1998 sur un penalty imaginaire à la 90e, je peux vous dire que j'aurais eu beaucoup de mal à pardonner l'arbitre." Dans ce milieu où la critique entre confrères ne se fait jamais à découvert, un constat semble tout de même mettre tout ce petit monde d'accord : un match réussi, c'est lorsque l'arbitre n'en est pas la vedette. Espérons que dimanche prochain, Clément Turpin saura cette fois-ci rester discret.

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