PSG-OM : "Contre Paris, je leur ai dit que tout était possible", nous raconte Basile Boli

PSG-OM : "Contre Paris, je leur ai dit que tout était possible", nous raconte Basile Boli

INTERVIEW – Dimanche soir, l'OM (16e de L1) va rentrer sur la pelouse du Parc des Princes et sera loin d'être favorite face aux leaders parisiens. Pour metronews, le nouvel ambassadeur du club olympien Basile Boli se penche sur ce clasico forcément déséquilibré. Entretien exclusif avec l’ancien défenseur international.

Basile Boli a été nommé ambassadeur de l’OM il y a quelques semaines. A 48 ans, l'ancien défenseur reste donc auprès du club où il a passé quatre saisons (1990-1994). Pour metronews, il a accepté de se pencher sur le Clasico face au PSG, dimanche soir. Une rencontre toujours particulière pour des Marseillais moribonds mais qui vont devoir résister face à ces Parisiens intouchables. Il nous en parle "de l'intérieur". 

Comment ça se prépare un PSG – OM ? 
(il coupe) Sincèrement, on ne peut pas comparer avec mon époque, car tout est différent. D’abord parce que quand j’étais joueur, à Marseille, on se sentait vraiment supérieur au PSG. Aujourd'hui, ce n'est plus pareil parce qu'on ne boxe plus dans la même catégorie. D’un côté, il y a une équipe qui veut gagner la Ligue des Champions, de l’autre, une qui essaye simplement d’y participer.

Drôle de constat...
Oui, mais malheureusement, il faut être réaliste, il y a désormais une classe d’écart entre les deux équipes. Donc forcément ce soir, ça sera très difficile de lutter contre ce Paris-Saint Germain (triple champion de France en titre, ndlr).

"Pour Marseille, il suffit d’un petit réglage"

A vous écouter, on a l’impression que le combat semble perdu d’avance…
Non, ce n’est jamais perdu d’avance. D’ailleurs, à Marseille, on ne baisse pas la tête. Jamais ! Ce n’est ni la mentalité du club, ni celle de la ville. C’est d’ailleurs ce que j’ai expliqué à certains joueurs quand j’ai eu l’occasion de les croiser.

Leur avez-vous parlé de ce match en particulier ?
Oui, parce que je les vois régulièrement dans les vestiaires. Donc j’ai discuté de ce "Clasico" avec Steve (Mandanda), Karim (Rekik) et Nicolas (Nkoulou). Contre Paris, je leur ai dit que tout était possible. Mais ils sont conscients de cet aspect-là du football. Ils ont assez d’expérience pour gérer.

Comment jugez-vous cette équipe parisienne ?
Le PSG a vraiment une grosse équipe. Que ce soit en Championnat ou en Ligue des Champions, ils se baladent ! C’est dire la marge qu’ils ont sur leur adversaire. Mais pour Marseille, il suffit d’un petit réglage pour que les choses se mettent en ordre de marche. A mon avis, ce match à Paris peut également déclencher quelque chose de positif dans la dynamique olympienne.

"Partout où j'allais, on me parlait de Paris, Paris, Paris..."

Dimanche soir, quel sera l’objectif de l’OM ?
D’abord bien représenter le club, même si les circonstances sont un peu difficiles en ce moment. D’ailleurs, moi je reste positif, parce que l’OM n’aura rien à perdre contre ce PSG. Ils vont au Parc des Princes sans pression. Donc, sur un match, tout est possible, oui, ça peut le faire. Après il faut rester prudent parce qu’il faut considérer que le PSG a changé de dimension depuis l’arrivée des investisseurs qataris.

Quand on évoque le sujet PSG – OM, quels sont vos souvenirs ?
Forcément, il y en a beaucoup. Mais principalement, je me souviens de cette énergie qu’il y avait dans toute la ville à l’approche des matches contre Paris. C’est simple, partout où j’allais, on me parlait du PSG ! Quand j’emmenais mon enfant à l’école, ou quand j’allais chez le boucher, c’était Paris, Paris, Paris… Ça tournait en boucle. Mais cette ambiance me donnait aussi beaucoup de force. Maintenant, les choses ont un peu évolué, il faut le reconnaître.

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Comment allez-vous vivre cette rencontre ?

Désormais, je vis les matches comme un dirigeant de l’OM, ce que je suis depuis quelques semaines. Avant c’était différent, je me sentais plus comme un supporter, mais la situation a changé. J’en suis d’ailleurs ravi.

Quel sera votre rôle précisément ?
En fait, comme Emilio Butragueno au Real Madrid, voire Pavel Nedved ou David Trezeguet à la Juventus Turin, ma mission principale sera de soutenir le club. D’ailleurs, c’est une proposition que je ne pouvais pas refuser. Être présent pour le club que j’aime, c’est quelque chose qui me plaît beaucoup.

Et concrètement, en quoi consiste votre job ? 
Je vais notamment faire les déplacements européens avec le président Vincent Labrune. Avec mon œil d’ancien joueur, j’espère l’aider. Donc oui dans mes missions, il y a une part de sportif, parce que je ne suis pas un banquier non plus (il se met à rire). Moi, mon truc, ce n’est pas la finance, c’est le football.

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