PSG-OM : le Clasico s'achève sous haute tension, Neymar s'en prend à Alvaro

PSG-OM : le Clasico s'achève sous haute tension, Neymar s'en prend à Alvaro
Football

LIGUE 1 - Ce dimanche 13 septembre, l'OM a remporté sa première victoire sur le PSG en neuf ans sur le score de 0-1. Une rencontre marquée par de nombreux heurts et qui s'est conclue par un début de bagarre générale entre joueurs. Exclue en fin de match, la superstar brésilienne a dénoncé un acte de "racisme" en direct pendant le match, puis sur Twitter, ce que son adversaire a démenti.

Après neuf ans d'attente, la victoire est retentissante pour Marseille. Ce dimanche 13 septembre, sur la pelouse du Parc des Princes, l'OM s'est imposé face au PSG (0-1). Une rencontre marquée par de nombreux heurts et qui s'est conclue par un début de bagarre générale entre joueurs. Exclu en toute fin de match, la superstar brésilienne Neymar prétend avoir été victime de propos racistes de la part du défenseur espagnol.

Selon des images isolées et diffusées par la chaîne Téléfoot, Neymar s'est plaint peu après la demi-heure de jeu auprès du corps arbitral, en répétant à de très nombreuses reprises "racismo, no!" ("le racisme, non!", en espagnol), en pointant le défenseur espagnol de l'OM, chargé de le marquer. En toute fin de match, le numéro 10 du PSG a adressé une gifle sur l'arrière du crâne d'Alvaro Gonzalez, ce qui lui a valu un carton rouge. Dans la nuit, Twitter est donc devenu le théâtre d'une passe d'armes entre les deux joueurs.

A l'issue de la rencontre, Neymar en a remis une couche depuis son compte Twitter. "Mon seul regret c'est de ne pas avoir frappé ce connard au visage", a tweeté le joueur du PSG une heure après la rencontre. Avant d'ajouter : "C'est facile pour le VAR [assistance vidéo à l'arbitrage] de montrer mon agression. Maintenant j'aimerais qu'on montre l'image du raciste qui m'a traité de 'MONO HIJO DE PUTA' [singe fils de pute, en espagnol]. Ça, j'aimerais bien le voir ! Si je fais une CARRETILHA [un type de dribble jugé humiliant par ses détracteurs], vous me punissez. Pour une tape, je suis expulsé. Et eux ? Et alors ?" Dans la foulée, le compte Instagram du défenseur espagnol a récolté des messages insultants ou menaçants, likés des dizaines de milliers de fois.

Environ une heure après le dernier tweet de Neymar, le défenseur espagnol a posté un message depuis son compte Twitter : "Il n'y a pas de place pour le racisme. Carrière propre et avec beaucoup de camarades au quotidien. Il faut parfois apprendre à perdre et le reconnaître sur le terrain. Trois points incroyables aujourd'hui. Allez l'OM. Gracias familia [merci la famille]", écrit-il. Mais ce tweet s'est directement attiré une réplique furieuse de Neymar  : "Tu n'es pas homme à assumer ton erreur, perdre fait partie du sport. Mais insulter et ramener le racisme dans nos vies non, je ne suis pas d'accord. JE NE TE RESPECTE PAS! TU N'AS PAS DE CARACTÈRE! Assume ce que tu dis mon vieux... sois UN HOMME, MEC! RACISTE".

Neymar "m'a dit que c'était une insulte raciste, mais je n'ai pas entendu sur le terrain", a réagi l'entraîneur du Paris Saint-Germain, Thomas Tuchel, en conférence de presse. Le directeur sportif du club, Leonardo, a estimé quant à lui au micro de Téléfoot qu'"il y a les images de la télévision, les choses seront jugées." En face, l'entraîneur marseillais André Villas-Boas a également été sollicité : "J'espère que ça ne va pas mettre du noir sur notre victoire. Il n'y pas de place pour le racisme dans le foot. Je ne pense pas que ce soit le cas."

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Avant même la rencontre, une polémique sur les réseaux sociaux - les photos d'une banderole à caractère homophobe postées par des supporters parisiens - avait contribué à attiser les tensions. Plusieurs cartons (jaunes pour Neymar et Dimitri Payet dès la 12e minute, une faute de Leandro Paredes sur ce dernier à la 71e qui provoque des vivats dans les tribunes) ont ainsi émaillé la rencontre. Mais le point d'orgue de la confrontation s'est déroulé dans le temps additionnel, alors qu'une bagarre générale entraînait l'exclusion de trois Parisiens (Neymar, Paredes, Kurzawa) et deux Phocéens (Benedetto, Amavi). 

Plus globalement, les responsables du club parisien, qui enchaîne une seconde défaite consécutive après Lens (1-0) jeudi, ont exprimé leurs regrets quant aux échauffourées sur la pelouse. "C'est mieux de rester calme, a estimé Thomas Tuchel. A la fin, ce n'était pas possible. Je n'aime pas ça. On va souffrir maintenant." Son directeur sportif a préféré dénoncer un match "hors de contrôle", estimant notamment que l'arbitre n'était pas assez expérimenté. Le PSG va encore devoir attendre pour lancer sa saison : l'occasion se présentera jeudi face à Metz.

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