Pour Emery, envoyer Di Maria sur le banc est "une possibilité"

Football

AVERTISSEMENT - A la veille du déplacement à Lille en ouverture de la 11e journée de Ligue 1, le coach du PSG est revenu en conférence de presse sur les difficultés actuelles de son ailier argentin.

Depuis son arrivée sur le banc du PSG l'été dernier, Unai Emery n'a de cesse de répéter que seul les joueurs "les mieux préparés", joueuront les matches. Si Hatem Ben Arfa a récemment payé pour le savoir, en observant ses coéquipiers depuis les tribunes quatre matches d'affilée, Angel Di Maria pourrait être la prochaine victime de l'exigence du technicien basque. En perte de confiance depuis le début de la saison, l'ailier argentin tarde à retrouver le niveau qui était le sien lors de l'exercice précédent. "La confiance ne s'achète pas au supermarché", a tenu à rappeler son entraîneur en conférence de presse d'avant-match ce jeudi. "Elle s'obtient au quotidien, à l'entraînement, grâce au travail avec l'équipe. Là, je vois que l'équipe est bien... Je sais qu'Angel a besoin de retrouver la confiance. Je lui ai dit, je vais l'aider".

Pour ce faire, l'ancien coach du FC Séville a sa petite idée en tête. "Pour retrouver la confiance, il y a deux chemins : soit on continue à jouer, soit on met sur le banc pour reposer, tranquille. Parfois, il est bon d'enlever un joueur des projecteurs". Voir Angel Di Maria cirer le banc de touche quelques rencontres n'aurait donc plus rien d'un fantasme si l'on s'en tient aux propos d'Emery, qui affirme cependant ne pas avoir encore "décidé" du sort qu'il allait réserver à l'ancien madrilène.

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    Eviter la "Cavani dépendance"

    Vu le niveau affiché par l'international Argentin, qui aurait du mal à supporter les lourdes séances d'entraînement d'Emery d'après les informations du Parisien,  la baisse de régime de Di Maria - couplée au départ d'Ibrahimovic - dessine une tendance nette au PSG cette saison : la Cavani-dépendance. Auteur de 13 buts toutes compétitions confondues depuis le mois d'août, l'Uruguayen pèse 44.8% des buts du PSG (13 sur 29) en 2016-2017. Un pourcentage qu'aucun autre attaquant n'approche dans les 5 grands championnats européens. Et si El Matador - malgré quelques ratés retentissants comme face à Arsenal (1-1) ou encore Marseille (0-0) le week-end dernier - fait le job devant, il n'est clairement pas assez soutenu par ses compères de l'attaque au niveau statistique. 

    Une donnée qui pourrait porter préjudice au Paris Saint-Germain dans un futur proche. "On a besoin que les joueurs marquent, c'est clair, ne nie d'ailleurs pas Emery. Edinson est celui qui en marque le plus et les autres doivent suivre", avertit-il. "Après, il faut travailler l'efficacité. Et cela ne concerne pas que les attaquants. Cette semaine, on a travaillé pour améliorer cet aspect. Les joueurs en sont conscients. Ils doivent avoir une exigence individuelle encore plus forte". Car la saison d'un club prétendant à la victoire finale en Ligue des champions comme l'est le PSG, ne peut pas être directement indéxée au rendement offensif d'un seul joueur. Aussi efficace soit-il...

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