LIGUE DES CHAMPIONS - Le président du PSG a quitté le Camp Nou très contrarié par la manière dont son équipe a perdu mercredi soir contre Barcelone (3-1). La plupart de ses reproches s'adressent à son entraîneur, Laurent Blanc.

"Nommer Laurent Blanc est la meilleure décision que j'ai prise depuis que je suis président du PSG." Ainsi parlait Nasser Al-Khelaïfi après l'élimination à Chelsea en quarts de finale de la Ligue des champions , au mois d'avril dernier. À l'époque, déjà, les observateurs étaient tous tombés sur l'entraîneur pour expliquer les limites de son équipe face à un cador européen... Mercredi soir, rebelote après la défaite (3-1) à Barcelone , synonyme de 8e de finale face à un gros poisson alors que Paris pouvait se contenter d'un nul pour rester en tête du groupe F. Sauf que, cette fois, le bras armé de Qatar Sports Investments a chargé son entraîneur aussi durement que les suiveurs.

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Les sourires polis de Nasser Al-Khelaïfi n'ont en effet trompé personne dans la zone mixte du Camp Nou. Son regard noir au moment de rallier puis de quitter cet espace dévolu aux interviews d'après-match en disait beaucoup plus long. Certaines de ses déclarations aussi : "Le PSG n'a pas joué à son niveau. Si on veut vraiment gagner ici, on doit jouer et aller plus vite. (…) "J'ai regretté la sortie de Verratti, qui a été bon alors qu'il revient de blessure." (…) "Si on veut aller plus loin, il faut battre de grandes équipes." (…) "J'espère que la situation sera différente en février."

Nasser Al-Khelaïfi : "Je ne viens pas au stade pour voir mon équipe jouer en contre-attaque"

C'est l'attrait principal de la zone mixte, où les entretiens se font dans l'adrénaline du match, par opposition aux interviews classiques tout en langue de bois. À défaut de tomber, les masques s'y fissurent quelque peu. Chez Nasser Al-Khelaïfi, c'est un sentiment d'incrédulité qui dominait. Cette défaite à Barcelone, avec un effectif au complet, rend non seulement l'hypothèse d'un nouveau quart de finale cette saison beaucoup moins accessible (Paris a six chances sur huit d'affronter plus fort que lui en 8e). Mais elle décrédibilise surtout le coach aux yeux de l'actionnaire.

Pour mémoire, le président parisien, qui a beaucoup défendu le Cévenol quand les critiques pleuvaient sur lui, soulignait à la fin de la saison dernière : "Avec Laurent Blanc à la tête de l’équipe, Paris joue beaucoup mieux que la saison dernière. Ça me plaît. Je ne viens pas au stade pour voir mon équipe jouer en contre-attaque." Une pierre dans le jardin de Carlo Ancelotti, le prédécesseur de Blanc. Mais qu'a-t-on vu mercredi soir ? Un PSG aligné en 4-4-2 et seulement disposé à jouer le contre. Exactement comme celui d'Ancelotti en avril 2013. À la différence que ce dernier évoluait avec un joueur offensif de plus (Pastore). Et avait contraint Barcelone au nul (1-1).

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