Titulaire face au Losc pour son retour de blessure, Neymar souffle le chaud et le froid (surtout le froid)

Thomas Meunier (PSG) : "à Madrid, on jouera le coup à fond"
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Neymar la superstar du PSG

FOOTBALL – Ce vendredi soir face au Lille OSC (2-0), l'entraîneur du Paris Saint-Germain Thomas Tuchel a choisi de titulariser sa superstar Neymar, de retour sur les terrains après plus d'un mois d'absence. Focus.

On confesse ne pas l'avoir reconnu au premier coup d’œil, non en raison de ses nombreuses absences cette saison, sur blessure ou feuilleton estival lié à un potentiel transfert, mais plutôt à cause de son bonnet trop grand et son épaisse barbe lui donnant de petits airs de hipster durant l’échauffement. Titularisé face au Losc (score final : 2-0), après un mois d’absence (et un aller-retour polémique à Madrid cette semaine), Neymar était pourtant bien au Parc des Princes ce vendredi soir, histoire de se remettre en jambes avant un déplacement très attendu... à Madrid, pour y affronter le Real, mardi 26 novembre en Ligue des champions.

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Qu’a donné cet énième retour ? Difficile de le jauger de façon catégorique, tant le Brésilien a alterné le bon et le moins bon. Ainsi, après vingt premières minutes fantomatiques, on l’a vu, sur sa première action notable, appeler le ballon dans la profondeur et centrer fort devant le but, mais directement dans les bras de Mike Maignan. Deux minutes plus tard, la grâce : un double contact, de dos par rapport au but adverse, pour servir, du talon, Angel Di Maria dans la surface. Puis, à la 36e minute, il entame une percée plein axe, s’emmêle les pinceaux dans ses dribbles et, malgré lui, donne, en perdant le ballon, l’impulsion qui conduira, quelques mètres plus loin, au second but parisien. Voilà pour le bon.

Regard noir et mâchoire serrée

Dans le moins bon, on inclura son positionnement globalement arbitraire, un coup à la limite du hors jeu, un coup jusque devant la surface parisienne, entrecoupés de longues séquences de marche sur l’aile gauche quand son équipe avait perdu le ballon, sans la moindre considération pour un quelconque travail défensif. On y ajoutera quelques gestes d’humeur adressés à l’arbitre, à la 37e ou à la 53e, quand il s’est carrément arrêté de jouer après sa protestation alors que ses coéquipiers étaient en train de construire une offensive !

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Nerveux aussi avec ses adversaires, parfois brutal (il a poussé un Lillois sur un autre Lillois à la fin d’une accélération en pleine surface adverse à la 40e), le regard noir et la mâchoire serrée quand Thomas Tuchel, son entraîneur, lui donnait un supplément de consignes sur le chemin du retour des vestiaires, Neymar est cependant parvenu à organiser le jeu de son équipe et à donner le rythme sur quelques changements d’aile bien sentis. Mais surtout au départ des actions, plus rarement à leur fin.

Sifflé par le Parc des Princes

Une impression mitigée accentuée, voire symbolisée, par son ultime ballon dans ce match, une tentative de dribble osée à l’entrée de la surface lilloise soldée par un échec, une chute grossière pour réclamer une faute qui ne sera pas sifflée... Et une sortie sous les sifflets du Parc, juste avant que son remplaçant, Kylian Mbappé, ne soit, lui, acclamé. Signe qui ne trompe pas : la star n’a pas daigné regarder son coach en lui tapant (à peine) dans la main, ni rejoindre ses coéquipiers sur le banc, filant directement aux vestiaires dans un dernier élan égotique et renfrogné. Sur ce coup-là, pas de problème, on l’a bien reconnu.

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