PSG : Unai Emery, comme Laurent Blanc, a-t-il donné le pouvoir à ses joueurs ?

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FOOTBALL – L’Équipe révèle ce lundi qu’une réunion musclée entre les joueurs et l’entraîneur du PSG a eu lieu la semaine dernière, au sujet du jeu développé par l’équipe en ce début de saison. Unai Emery a-t-il manqué de fermeté ?

La fameuse « République des joueurs » du PSG a-t-elle aussi eu la peau de l’intransigeant Unai Emery ? La question mérite d’être posée alors que L’Équipe dévoile ce lundi le contenu d'une réunion qui a opposé (c’est le mot) le nouvel entraîneur à ses cadres il y a une semaine jour pour jour, alors que l’équipe venait de perdre (2-0) à Toulouse, deuxième défaite en deux mois, soit autant que lors des 49 matchs précédents. En conséquence de quoi, on aurait assisté, à la demande desdits cadres, à un retour au jeu de possession des trois précédentes saisons. Ce qui ramène forcément au prédécesseur du Basque à Paris, Laurent Blanc, qu’on accusait souvent de manquer d’autorité face aux stars de son vestiaire, auxquelles, disait-on, il cédait tout, ou presque, y compris sur les questions d’ordre tactiques.  Décryptage en trois points.

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    • 1Que s’est-il dit durant cette réunion ?

      En substance, les tauliers du vestiaire, Thiago Silva, Maxwell, Blaise Matuidi et Javier Pastore, ont demandé au coach de revenir, par séquences, à des séquences de conservation du ballon. Comme à l’époque de Laurent Blanc. Principal reproche adressé à Unai Emery : « Nous ne sommes pas une équipe de contre. » Durant cette entrevue, le technicien a souvent interrompu ses joueurs pour contre-argumenter. Et aucune conclusion définitive n’en est sortie.
    • 2Que s’est-il passé ensuite ?

      Toujours selon L’Équipe, Unai Emery est apparu en retrait lors des séances d’entraînement qui ont suivi. Le PSG s’est ensuite imposé (1-3), mercredi soir, à Ludogorets, en Ligue des champions, puis face à Bordeaux (2-0), samedi en Ligue 1. Durant ces deux matchs, le taux de possession a dépassé les 67%, contre 57,02% lors de la réception de Dijon (victoire 3-0), le 20 septembre.
    • 3Les joueurs ont-ils vraiment pris le pouvoir ?

      Selon une source interne au PSG, citée par le quotidien sportif : « Cette réunion, c’était une manière pour les cadres de reprendre la main. » Sauf qu’on a revu, samedi, dans les transmissions parisiennes, cette recherche obsessionnelle de la profondeur si chère à Unai Emery, et qui n’avait transparu chez Laurent Blanc qu’au milieu de la saison dernière… quand les joueurs avaient eux-mêmes décidé d’opter pour un jeu de contre-attaque afin d’atténuer la stérilité de certaines phases de possession. En clair : tout est nuance, dans ce débat, et rien ne permet de penser que le Basque a renié ses principes pour revenir à ceux de son prédécesseur. Face à ses joueurs, le coach avait ainsi rétorqué que Paris avait eu, lors de la défaite à Toulouse, « 70% de possession ». Ce à quoi Thiago Silva avait répondu que « ce qui compte, ce sont les intentions, pas le pourcentage ». Il n’est pas impossible que tout ce petit monde ait réussi à se mettre d’accord, du moins ponctuellement. Car, entre écouter ses hommes et manquer d’autorité, il peut y avoir une grosse différence.

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