PSG : Zlatan vote Blanc

PSG : Zlatan vote Blanc

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FOOTBALL - Si le silence est d'or, la parole de Zlatan est de platine. L'attaquant suédois du PSG, encore convalescent, a survolé l'actualité toujours brûlante de son club, relativisant l'échec contre Chelsea en Ligue des champions et adoubant pour de bon Laurent Blanc.

Zlatan Ibrahimovic va bien, merci pour lui. Il s'est d'ailleurs chargé de le faire savoir jeudi soir depuis le Camp des Loges, le centre d'entraînement du PSG, où il a accordé deux entretiens, l'un à Yahoo Sport , l'autre au Parisien, dans le cadre d'un face aux lecteurs . Blessé à la cuisse depuis le 2 avril et le quart de finale aller de Ligue des champions contre Chelsea (3-1) , la star suédoise prépare actuellement son retour à la compétition pour le match censé valider le 2e titre de champion de France de rang du club parisien, le 7 mai contre Rennes. Une période qui ne lui fait pas voir tout en noir, en témoigne le premier bilan de la saison qu'il vient de dresser.

"Chaque année, j’essaie de réaliser une saison meilleure que la précédente. Celle-ci est fantastique. Individuellement et collectivement, a-t-il ainsi martelé. On a tendance à l’oublier parce qu’on n’est pas allés en demi-finale de la Ligue des champions. L’équipe est en train de grandir, mais cela réclame du temps. Cette saison, on se battait pour obtenir cinq trophées. Si on gagne contre Rennes, on en aura remporté trois. Il nous manquera la Coupe de France et la Ligue des champions. On doit être heureux de notre parcours." Une manière de répondre à ceux qui parlent déjà d'un échec de Laurent Blanc, simplement parce qu'il n'a pu permettre à ses hommes de passer le cap des quarts de finale de la prestigieuse compétition européenne.

"Le PSG était meilleur que Chelsea"

Sur cette déconvenue (en son absence) le Suédois a aussi dit ceci : "On aurait pu être en demi-finale, on était meilleurs que Chelsea. J'espère remporter la Ligue des champions l'année prochaine ou, si ce n'est pas celle-là, l'année d'après. Je me suis blessé au mauvais moment. Si j’avais été sur le terrain au retour , je ne sais pas ce qui se serait passé. Le 3-1 de l’aller était un bon résultat. Toutes les grandes équipes doivent savoir garder ce résultat. On aurait dû contrôler pour passer ce tour. Cette élimination va nous permettre d’apprendre. Est-ce un problème d’expérience ? Je ne sais pas. Les petits détails font la différence. Mais une grande équipe doit être capable d ‘évoluer sans un ou deux joueurs." Comprendre : le PSG n'en est pas encore une.

Sur son entraîneur, que certains jugent inapte tactiquement à conduire le club vers les sommets continentaux, Zlatan s'est montré pour le moins élogieux : "Avec Carlo (Ancelotti, le prédécesseur de Blanc jusqu'à l'été dernier, ndlr), j'avais une relation comme je n'avais jamais connu. Ce n'était pas facile pour Laurent Blanc d'arriver après, en plein milieu du projet. C'était une énorme pression. L'année prochaine, il arrivera à installer pour de bon sa philosophie de jeu. J'y crois car il a fait un boulot fantastique et il connaîtra mieux l'équipe. Il d'ailleurs déjà réussi à la mettre en place très vite. Pourtant, cela prend du temps normalement de voir une équipe jouer comme vous voulez. La seule chose que l’on aurait pu mieux faire, c’est Chelsea. Mais, à l’arrivée, on a quand même réalisé une grande saison. J'espère qu’il va continuer avec nous."

"Le projet est incroyable, et l’avenir brillant"

"Ibracadabra" a enfin bien voulu évoquer l'avenir. "Tout le monde veut venir ici ! J’étais là au début de l’aventure. Maintenant, la situation a changé. C’est facile d’attirer de grands joueurs parce que le club est au top, a-t-il assuré. Désormais, on ne peut qu’aller plus haut. Le projet est incroyable, et l’avenir brillant. On veut faire du PSG la plus grande équipe du monde. Au début, quand j’ai rencontré Leonardo et Nasser (l’ex-directeur sportif et le président, ndlr), ils m’ont promis beaucoup de choses et tout ce qu’ils m’ont dit se produit. C’est pour ça que je me sens bien ici."

La suite ? "J’ai prolongé mon contrat d’un an (il est lié jusqu’en 2016, ndlr). Je crois à fond à ce projet. Je vais avoir 33 ans et tout le monde prend soin de moi. Les Qataris sont très attentionnés avec ma famille et moi. Ils me rendent la vie plus facile. Les Parisiens sont derrière moi aussi. Je serai encore là les deux prochaines saisons. Ensuite, peut-être, je quitterai l’Europe pour profiter du foot d'une autre manière." Il va donc falloir encore mieux savourer sa présence.

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