Quand les joueurs de foot font face au racisme

Quand les joueurs de foot font face au racisme

DirectLCI
FOOTBALL - Cela fait des années que le racisme s'invite dans les stades de foot et que les joueurs de couleur doivent le subir. Dimanche soir, le Barcelonais Daniel Alvès a mangé une banane qui le visait, avant de reprendre le jeu comme si de rien n'était. Mais tous n'ont pas eu la même réaction que lui.

Marc-André Zoro quitte le terrain
Novembre 2005, match du Championnat d'Italie. Marc-André Zoro, jeune attaquant (21 ans à l'époque) ivoirien de Messine, est la cible d'insultes racistes lorsqu'il affronte l'Inter Milan. Il fait le sourd, d'abord, puis explose, et décide de quitter le terrain le ballon sous le bras en montrant le virage d'où proviennent les insultes. Retenu par ses coéquipiers et adversaires, il reprend finalement le jeu, au bord des larmes. D'autres ont réagi de la même manière, comme Kevin Prince Boateng, carrément sorti lors d'un match amical avec l'AC Milan avant de partir pour l'Allemagne. Ou le Français Kévin Constant. 

Roberto Carlos, énervé et remplacé
Dans le même genre, il y a aussi Roberto Carlos. Parti en Russie, le capitaine de l'Anji Makhatchkala reçoit une banane en plein match. Le Brésilien la ramasse, la jette hors du terrain et choisit de sortir malgré la demande de l'arbitre. L'ancien joueur du Real enlève son brassard de capitaine et se plaint envers les supporters avant de se cacher sous une serviette, sur le banc de touche. 

Les larmes de Mario Balotelli
En Italie, Mario Balotelli est parfois adulé. Mais le plus souvent, il est la cible privilégiée des chants racistes. Le fils d'immigrés ghanéens a longtemps fait face mais en février dernier, il sort et fond en larmes sur le banc de touche. Les premières explications évoquent de nouvelles insultes qui auraient poussé à bout l'attaquant de l'AC Milan. Ses dirigeants évoquent également des occasions manquées pendant la rencontre. L'accumulation des deux est l'hypothèse la plus probable. 

Le geste technique de Barnes
International anglais à 80 reprises, John Barnes était un brillant ailier dont la technique faisait effet. Même avec les bananes. Visé par le fruit, le joueur de Liverpool avait sorti la banane du terrain avec une talonnade. Plein de grâce.

Ouaddou fonce dans les tribunes
La France n'échappe pas au fléau. En février 2008, le joueur de Valenciennes Abdeslam Ouaddou encaisse pendant 45 minutes les insultes d'un spectateur présent au stade de Metz. Las et pas du genre à se défiler, le Marocain décide d'aller le voir à la mi-temps pendant que ses coéquipiers rentrent aux vestiaires. ''Je suis tout simplement passé par-dessus le panneau publicitaire pour m'expliquer avec lui, lui demander pourquoi il proférait de telles injures, justifie-t-il. Je voulais savoir et essayer de le résonner mais je n'ai pas pu arriver jusqu'à lui puisque la sécurité m'a bloqué.'' Et il prendra un carton jaune de la part de l'arbitre. 

Campbell a attendu la retraite
Brillant défenseur de la sélection anglaise, Sol Campbell n'a jamais rien dit durant sa carrière. Mais dans sa biographie, sortie en mars dernier, l'ancien Gunner l'assure : ''J'aurai été capitaine de la sélection plus de 10 ans si j'avais été blanc.'' Campbell n'a porté que 3 fois le brassard, confié le reste du temps à Michael Owen. ''Un fantastique attaquant, mais il n'a jamais été un capitaine'', tranche le défenseur central. Depuis la fin de sa carrière, il n'arrête pas de dénoncer le racisme dans le foot anglais. 

Plus d'articles