À la découverte des Bleues : qui es-tu, Wendie Renard ?

Football
EQUIPE DE FRANCE – À l’occasion de la Coupe du monde féminine qui a débuté en France le 7 juin 2019, LCI vous propose une série de mini-portraits pour mieux connaître les Bleues, en mission pour marcher sur les traces de leurs homologues masculins. Voici Wendie Renard, la tour de contrôle des Tricolores.

L’équipe de France féminine de football demeure, pour le grand public, un objet de curiosité, la faute à un déficit de notoriété par rapport à son homologue masculine. Pour vous permettre de mieux suivre l’épopée des Bleues lors de la Coupe du monde se tenant, pour la première fois, en France (du 7 juin au 7 juillet), LCI brosse le portrait de ces joueuses gagnant, plus que jamais, à être connues. Focus sur la tour de contrôle des Tricolores : Wendie Renard.

Son jeu : une (très) grande défenseuse

Grande par le talent, elle l’est aussi par la taille : avec son 1,87m élancé, la pierre angulaire de la défense des Bleues mériterait presque le sobriquet de "renard des surfaces" généralement attribué aux attaquants, étant, avec ses 22 buts en 108 sélections, quasiment tous inscrits de la tête sur corner, la 10e meilleure buteuse de l’histoire des Bleues. Un instinct qui ne s'est pas démenti lors du match d'ouverture contre la Corée du Sud, plantant rien de moins qu'un doublé. Ce qui dit, outre sa mobilité et son sens de la prise d'initiative, sa puissance physique et sa détermination. Car pour le reste, Wendie Renard est d’abord une joueuse de duels, qui se consacre à la protection de son but, dans les airs comme au sol. Voilà plus de huit ans qu’elle ne quitte plus la charnière des Bleues, la rendant, presque à elle seule, parmi les moins perméables au monde.

Sa personnalité : une éternelle exilée

La légende raconte que c’est la mort de son père, maire de la commune martiniquaise de Bellefontaine, alors qu'elle était âgée de 8 ans, qui a forgé son tempérament solitaire et lui a donné le sens des responsabilités. D’autres épisodes ont marqué son parcours dans ce sens : celui où elle avait un vestiaire pour elle seule, au Pôle Espoirs Outre-Mer, parce que la seule fille de l'équipe, ou celui où elle a été recalée du centre national de formation et d'entraînement de Clairefontaine (ce qui l’a conduite à tenter sa chance à l’OL, avec succès), isolée de son Île et de ses proches. Conséquence : "Je vous préviens, au premier abord, elle peut paraître un peu sauvage", ont longtemps prévenu les attachés de presse des Bleues. Tandis que sa coéquipière et amie, Élodie Thomis, soulignait dans Libération il y a un an : "Elle est de nature méfiante, faut pas essayer de lui marcher sur les pieds." Consigne valable pour ses partenaires, les journalistes... et les attaquantes adverses.

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La Coupe du monde féminine de football 2019

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