Real Madrid B : Zidane autorisé à entraîner... pour l'instant

Football

FOOTBALL - C'est un petit rebondissement dans "l'affaire Zidane" en Espagne. Interdit ce lundi d'exercer son rôle d'entraîneur de la réserve du Real Madrid pendant trois mois, Zinédine Zidane peut en fait reprendre son activité. C'est le Tribunal administratif du sport espagnol qui en a décidé ainsi ce vendredi, suspendant la sanction avant d'étudier lui-même le dossier.

Le Real Madrid avait promis lundi d'employer "toutes les voies légales" pour contester la sanction à l'encontre de Zinédine Zidane, à qui le Cenafe (Centre National de Formation des Entraîneurs) reproche de ne pas avoir les diplômes requis pour entraîner la Castilla des Merengue. Le club de la capitale a tenu sa promesse et s'est ainsi tourné vers le TAD (Tribunal administratif du sport espagnol), une instance mise sur pied en début d'année et qui vient d'accorder un peu de répit au Français. 

EN SAVOIR + >> Zizou prend trois mois de suspension et le Real conteste

Celle-ci, qui s'est donc emparée du dossier avant de rendre un verdict définitif, a suspendu la sanction du RFEF (la fédération espagnole de football). "Le TAD a concédé la mesure de suspension provisoire demandée par le club, ce qui permet (...) aux entraîneurs du Real Madrid Castilla, Santiago Sanchez et Zinédine Zidane, d’exercer leur activité professionnelle jusqu’à ce que soit tranché le recours formulé par le Real Madrid contre la décision du Comité d’appel de la RFEF", a déclaré le club présidé par Florentino Perez via un communiqué.

"Ni fantasme, ni persécution"

Pour rappel, "Zizou" ne dispose pas encore du BEPF français (ce devrait être le cas au printemps 2015) mais les règlements de l'UEFA, comme l'invoquait la FFF ces derniers jours, "permettent à un entraîneur en cours de formation d’exercer son métier." Une question de légalité sur laquelle le TAD va devoir prochainement trancher alors que Miguel Galan, le président du Cenafe, était logiquement plus catégorique ces dernières heures.

"On demande juste qu’il régularise sa situation, a-t-il expliqué à RMC. Il faut qu’il entraîne avec ses diplômes. La question n’est pas de savoir s’il a les capacités ou non. D’autres entraîneurs étaient également dans le même cas, je les ai également dénoncés. Il n’y a ni fantasme, ni persécution." Mais y aura-t-il justice ? C'est toute la question.

Lire et commenter