Rennes, un raté sans panache

Rennes, un raté sans panache

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LOSER - Sans titre depuis 1971, le Stade Rennais a perdu sa seconde finale en un an, samedi, face à Guingamp (2-0), à l'issue d'une rencontre jouée à l'envers. Les Rennais ont trois jours pour se remettre les idées en place avant le déplacement à Paris, mercredi.

Une sale soirée, vraiment. Rennes rêvait de titre, quarante-trois ans après la Coupe de France glanée en 1971. Il n'a eu droit qu'à des moqueries de la part des supporters guingampais, à grands coups de ''Mais il est où le Stade Rennais'' descendus des tribunes avant même la pause. Et aux sifflets de son propre public lors du tour d'honneur, tiraillé entre honte et désespoir. Battu par Guingamp, son Petit Poucet de voisin, en finale de la Coupe de France (2-0) , un an après son échec au même stade en Coupe de la Ligue, Rennes reste maudit. Ou serial loser, c'est selon les avis.

Plus que le constat, c'est surtout le fond de jeu qui pose question en Ille-et-Vilaine. Car jamais les hommes de Philippe Montanier n'ont semblé se rebeller dans leur finale. ''Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il ne s'est rien passé, justement, déplorait Benoît Costil, le gardien rouge et noir, à la fin du match. On n'a rien réussi. On doit assumer. Le constat est terrible et on mérite les sifflets de notre public.'' Dans la même veine, son entraîneur n'expliquait pas que ses joueurs soient ''passés au travers de la sorte'' et se satisfaisait, au moins, ''d'être digne dans la défaite'' face aux supporters. Si les éternels perdants inspirent souvent la sympathie, il n'en est rien pour Rennes, dans les dix plus gros budgets de Ligue 1 et trop apathique pour susciter une quelconque émotion.

Montanier : "Notre métier est fait d'énormes déceptions"

Alors que les Côtes-d'Armor sont en joie ce dimanche , c'est avec la gueule de bois et dans le plus grand anonymat que les battus ont retrouvé Rennes. Avec, déjà, l'obligation de se tourner vers le match de mercredi, à Paris, face à un adversaire qui a l'occasion d'être sacré champion de France en cas de victoire. Sans leurs supporters, cette fois, qui ont décidé de boycotter le match, en raison du prix des places et des conditions d'accueil au Parc des Princes.

Mission impossible alors ? Le risque de subir une seconde fessée est bien réel, alors que le Stade Rennais, 15e, n'a toujours pas assuré son maintien. ''Il va falloir qu'on récupère vite, on a des échéances importantes, se projetait Philippe Montanier samedi. Notre métier est fait d'énormes déceptions.'' A Rennes encore plus qu'ailleurs.

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