Reprise de la Ligue 1 : le foot français n'en a pas fini avec le Covid-19

La Ligue 1 reprend ce vendredi avec le match Bordeaux-Nantes, alors que le COvid-19 menace la nouvelle saison.
Football

SUR LE FIL - Après plusieurs mois passés à l'isolement, la Ligue 1 reprend dans l'incertitude ce vendredi 21 août. avec le derby Bordeaux-Nantes. Un match d'ouverture par défaut après le report du choc OM-ASSE pour cause de cas de Covid-19 dans l'effectif olympien.

Cinq mois après, revoilà la Ligue 1. Après avoir vu leur saison 2019-2020 arrêtée momentanément à la mi-mars, en raison de la pandémie, puis être interrompue définitivement le 30 avril, les équipes du championnat de France ressortent les crampons ce vendredi 21 août. Enfin, pas toutes. Outre le report des rencontres du PSG et de l'OL, pour cause de Ligue des champions, le choc d'ouverture OM-ASSE a été reporté au 17 septembre, après la découverte de quatre cas dans l'effectif marseillais. C'est finalement le match Bordeaux-Nantes, avancé à 19h sur Téléfoot, qui inaugurera cette nouvelle saison. 

Alors que les projecteurs sont focalisés sur Lisbonne, où se disputera la finale de la C1 entre le PSG et le Bayern Munich ce dimanche 23 août (à 21h, en direct sur TF1 et en live commenté sur LCI), la reprise en France se fera sous étroite surveillance. Au 11 août, une quarantaine de joueurs, issus de 11 clubs différents, ont contracté le virus. De manière générale, il y a une corrélation entre les équipes les plus touchées et l'augmentation des contaminations dans les villes où elles évoluent. C'est le cas à Nîmes et à Brest où des cas ont été détectés et qui doivent s’affronter dimanche à 15h.

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Face à cette menace qui plane, la Ligue de football professionnel (LFP) a mis sur pied deux protocoles stricts, établis en relation avec les autorités, pour le bon déroulement de ce curieux exercice 2020-2021. L'objectif est que la Ligue 1 ne s'effondre pas au moindre cas positif. Outre l'accueil des spectateurs - obligatoirement masqués, "à tout moment", dès 11 ans - dans les stades, où la jauge maximale a été fixée à 5.000 (sauf dérogation), l'instance dirigeante dresse une liste exhaustive des précautions auxquelles devront se plier les clubs. Sont notamment prévus la désinfection régulière des ballons, l'interdiction des photos d'équipes, la prise de douches "distanciées" et les tests réalisés 72 à 48h avant les matches.

Un risque de "bouchons dans le calendrier"

Le document de 57 pages de la Commission Covid fixe aussi le processus à suivre en cas de test positif, l'isolement des personnes contaminées et les éventuels cas de reports de rencontres. Le virus est considéré comme "circulant" dans un club dès le moment où une équipe a "plus de trois joueurs (donc à partir de quatre) ou encadrants isolés sur huit jours glissants". Cette limite a été franchie au sein de l'effectif de l'OM, ce qui a conduit la LFP à reporter le match Marseille-Saint-Étienne.

Des reports qui ont de quoi susciter l'inquiétude des acteurs de la Ligue 1. "Nous avons la responsabilité de la santé de nos joueurs et il faut éviter de prendre des risques. Mais évidemment, c'est un mauvais signal", a jugé l'entraîneur du LOSC Christophe Galtier en conférence de presse, à la veille de la reprise. "Est-ce que c'est à 3, à 4 ou 5 (qu'on doit décider de reporter un match) ? C'est difficile à dire... Là à 3 on peut jouer et on dit à ces équipes qu'elles ne peuvent pas s'entraîner normalement, mais qu'elles peuvent jouer. (...) On a été une des rares ligues à arrêter notre championnat et quand on redémarre, il y a déjà des matches reportés. Le calendrier est très compact et il va y avoir un incidence sur les résultats, les formes du moment."

Interrogée sur Europe 1 ce vendredi, la ministre des Sports Roxana Maracineanu a reconnu que la réglementation actuellement en vigueur pouvait "poser des problèmes car le calendrier est très chargé et au bout d'un moment, déplacer des matches peut faire des bouchons dans le calendrier". Elle a annoncé qu'elle allait étudier avec le ministre de la Santé Olivier Véran les conditions de mise en quarantaine des équipes "si de tels problèmes venaient à se manifester".

L'équité sportive menacée ?

Cette reprise, sur laquelle plane un certain nombre de doutes, notamment financiers après des pertes évaluées à 291 millions d'euros sur la saison 2019-2020 engendrées par l'arrêt définitif du championnat, pose aussi la question de l'équité sportive. Plusieurs équipes touchées par le virus cet été ont dû renoncer à des stages de préparation, annuler des matches amicaux, revenir à des conditions d'entraînement sans contact et laisser un certain nombre de joueurs à l'isolement.

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C'est le cas de Strasbourg (neuf cas), Nantes et Montpellier (sept cas), qui ont vu leur début de saison tronqué. "Quand ils seront redevenus négatifs, on pourra les récupérer. Mais dans quel état, je ne sais pas", a déploré l'entraîneur strasbourgeois Thierry Laurey. "On se retrouve privés de joueurs importants, ce n'est pas anodin... Et dans la saison ça risque encore d'arriver parce qu'on ne sait pas combien de temps durent les anticorps", a regretté le coach nantais Christian Gourcuff auprès de l'AFP. De quoi laisse présager de nouveaux retards à l'allumage dans une saison déjà plus incertaine que la précédente. 

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