PSG-Nice : Edinson Cavani, le retour perdant du Matador

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À OUBLIER - Pour son retour dans la peau d'un titulaire du PSG, samedi face à Nice (1-1) en championnat, Edinson Cavani a connu une après-midi plus que difficile. L'Uruguayen, très peu en vue, a notamment manqué, dans le temps additionnel, un penalty qui aurait pu offrir la victoire à son équipe.

Il espérait mieux pour son retour. Titulaire samedi contre Nice (1-1), pour la première fois depuis le 9 février et sa blessure à la hanche contractée contre Bordeaux (1-0), Edinson Cavani n'a pas profité de l'absence de Kylian Mbappé, qui purgeait le deuxième de ses trois matchs de suspension après son coup de sang en finale de la Coupe de France face à Rennes (2-2, 6 t.a.b à 5), pour se mettre en valeur. Mis en concurrence avec l'actuel meilleur buteur de Ligue 1 (30 buts), repositionné dans l'axe, ce qui lui a permis de gagner en efficacité cette saison, "El Matador" avait à cœur de réussir sa rentrée. Il l'a ratée.


Avant de refouler la pelouse du Parc dans la peau d'un titulaire, l'Uruguayen, meilleur buteur de l'histoire du PSG (192 buts), n'avait disputé depuis son retour dans le groupe que des bouts de rencontres, dont une trentaine de minutes face au Stade Rennais le week-end dernier. Trop peu pour retrouver le rythme de la compétition. Et ça s'est très vite vu face aux Aiglons. 

Intermittent, l'ancien Napolitain n'a pas réussi à recouvrer ses marques. Comme trop fréquemment cette saison, Cavani est apparu isolé et à la peine dans les constructions offensives parisiennes. Face à un bloc niçois bas et bien regroupé sur le but de Walter Benitez, injustement oublié parmi les nommés au trophée du meilleur gardien de Ligue 1 cette saison, il n'a pas pu développer son football, fait de percées fulgurantes et d'appels en profondeur. Neymar, Verratti et Di Maria l'ont souvent oublié dans le jeu (10e). Résultat : il a touché un nombre famélique de ballons (20), soit un de moins qu'Areola, son gardien.

Un but hors-jeu et un penalty raté

Et lorsque les rares occasions de marquer se sont présentées à lui, "Edi" a aussi manqué de confiance. En témoignent sa reprise de volée mal ajustée dans la surface (39e) et son contrôle loupé après un service de Di Maria au premier poteau (44e). Transparent une bonne partie de la deuxième période, sans doute à court de forme en raison de ses trois mois passés sans jouer, le "chouchou" du Parc a un temps pensé avoir renoué avec le but après avoir effacé Benitez (63e). C'était sans compter sur sa position de hors-jeu au moment de la passe de Neymar, auteur du but égalisateur quelques minutes plus tôt (1-1, 60e).


Une sale soirée qui a pris un tournant encore plus cauchemardesque en fin de rencontre. Dans le temps additionnel, après une faute discutable de Dante sur Neymar dans la surface, l'Uruguayen a vu - avec le penalty accordé au PSG - l'occasion inattendue de se muer en sauveur en offrant au club parisien la victoire après une semaine marquée par la déconvenue monumentale en Coupe de France. Sûr de lui, il s'est avancé pour le tirer mais a buté sur un Benitez (90e+3) bien inspiré. L'une de ses deux seules frappes du match, la seule cadrée. Bien que consolé par Neymar, Cavani a définitivement perdu le fil. 

"Un match normal de Cavani" pour Tuchel

Agacé par la répétition de ses ratés face au but, "El Matador", qui a montré à plusieurs reprises des signes de nervosité, a dégoupillé après une faute d'Hérelle. Il est même allé jusqu'à s'en prendre à l'arbitre, ce qui lui a valu un carton jaune. Interrogé sur la prestation de son joueur, Thomas Tuchel s'est contenté de la qualifier de "match normal", sans en dire plus.


Car, malgré son retour poussif, il n'est pas question de rejeter la faute sur "Edi". Alors qu'en interne le PSG semble faire marche arrière au sujet de l'avenir du seul joueur épargné par la bronca après la défaite en finale de la Coupe de France, il a de nouveau reçu le soutien indéfectible (et déterminant) des Ultras parisiens qui, après son loupé, ont encore chanté à la gloire de celui qu'ils admirent pour sa générosité et son attachement au club. À Paris, même dans le dur, on ne touche pas à Cavani.

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