Saint-Étienne - PSG (1-0) : Paris se refait une Sainté

Football

COUPE DE LA LIGUE - Le PSG a souffert mais il est parvenu à se défaire de sa bête noire des dix dernières années pour atteindre le dernier carré de la compétition. Les Verts ont, une fois n'est pas coutume cette saison, reçu une leçon de réalisme.

Tout va très vite dans le football, dit le poncif. Mais il va sans doute encore plus vite quand il s'agit du PSG. Le 31 août, les Parisiens éparpillaient ainsi Saint-Étienne façon puzzle (5-0) et donnaient l 'impression que personne ne pouvait plus contester leur suprématie nationale . Quatre mois plus tard, c'est en outsiders qu'ils ont débarqué à Geoffroy-Guichard pour un quart de finale de Coupe de la Ligue contre une équipe qui les devance désormais au classement de la L1. Mais mardi soir, les hommes de Laurent Blanc ont su dépasser le contexte de crise pour sauver la peau de leur entraîneur . Sans toutefois se rassurer dans le jeu, loin de là.

Au départ, on a pourtant cru avoir enfin retrouvé le PSG plein de panache de la saison passée. On a revu Ibrahimovic tirer des coups francs et râler sur les arbitres, Thiago Motta mordre les chevilles de ses adversaires et même Thiago Silva couper des trajectoires ou réaliser des tacles décisifs. Tout le contraire, en somme, de ce qu'ils nous infligent depuis de longues semaines. Mais c'est tout de même Saint-Étienne qui s'est procuré la plus grosse occasion du premier acte, Verratti ayant dû sauver sur sa ligne une tête de Sall à la demi-heure.

Zlatan et Douchez ont plié l'affaire

"On maîtrise mais ils nous mettent en danger sur leurs contres. On voit que c'est une équipe en confiance et là, elle met vraiment beaucoup d'engagement", soufflait Matuidi en rentrant aux vestiaires. La suite sera une parodie de football, entre approximations techniques, fautes grossières et interruption du match par l'arbitre pour cause de jets de projectiles. Jusqu'à ce que Zlatan ne trouve la lumière à la 72e en reprenant de la poitrine (!) un centre de Lucas. L'ultime poussée stéphanoise dans les dernières secondes, héroïquement repoussée par Douchez, n'y fera rien. Une manière de rappeler un autre poncif du sport roi qui sied particulièrement bien à ce PSG : seuls les grands attaquants peuvent décider du sort d'une rencontre.

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