Samir Nasri ne veut plus être "traité de racaille" (et raconte ses vacances avec Didier Deschamps)

Samir Nasri ne veut plus être "traité de racaille" (et raconte ses vacances avec Didier Deschamps)
Football

FOOTBALL – En pleine résurrection depuis son arrivée à Séville cet été, Samir Nasri n’en finit plus de parler. Le voici qui évoque à présent longuement son image et son rapport à la France.

Parmi les images de Samir Nasri qu’on garde en tête, il y a ce "ferme ta gueule " lancé aux journalistes français durant l’Euro 2012. Des journalistes français qu’il a ensuite longtemps évités, de son propre aveu, autant par rancune que par dépit. Un peu plus de quatre ans plus tard, de l’eau a coulé sous les ponts. Le meneur de jeu, après avoir enchaîné les blessures à Manchester City, revit aujourd’hui du côté de Séville, où on lui a donné les clés du jeu. Du coup, le voilà qui accorde de nouveau des entretiens aux médias français. Le dernier en date, dans le magazine Onze Mondial, vaut plus particulièrement le coup d’œil, tant l'homme s’exprime avec spontanéité.

Samir Nasri : "Quand il me voyait arriver, Didier Deschamps filait à l’autre bout de la plage"

Par exemple, voici ce qu’il a répondu à la sempiternelle question d’un éventuel retour en équipe de France : "J’ai raté deux Coupes du monde. Ça m’a grave touché. Ce qui s’est passé après l’Euro 2012, ça m’a énormément touché aussi. Pendant un mois, j’étais partout. Tout le monde faisait des reportages sur moi, j’ai été traité de racaille, d’enfant mal éduqué. Tout ça a touché mes parents aussi. Donc, plus jamais ça. Désolé les amis."

Les amis, à l’adresse de journalistes ? Vous ne rêvez pas. Pourtant, il les tient toujours pour responsables de son impopularité. "Je ne suis pas aimé par les journalistes. Du coup, je suis vu comme un mec arrogant, prétentieux… J’ai été décrit comme ça. Mais ça ne me dérange pas. Tant que les gens autour de moi savent comment je suis, ça me va, dit-il. Les critiques, je n’en ai rien à foutre. Franchement, j’en rigole. Après, ça peut affecter les gens de ma famille parce qu’ils ne sont pas forcément préparés à ça. Mais moi j’en rigole comme pas possible (Il sourit). Parle, parle, parle. Tu vas faire quoi ? Tu ne vas rien faire du tout. Je continue à jouer, à faire plaisir aux supporters que j’ai, je continue à gagner ma vie et voilà."

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Et voilà ? Avant d’en arriver à ce niveau de sagesse, le joueur a toutefois dû traverser quelques moments difficiles. Sur lesquels il revient ainsi : "Les blessures, c’est un tout. Il y a des choses qui se passent dans ta vie personnelle qui font que tu peux te blesser. À un moment donné, je me suis peut-être un peu laissé aller aussi. Ma vie en dehors du football n’était pas aussi exemplaire que ce qu’elle aurait dû être. Ce sont des choses qui arrivent. C’est en faisant des erreurs qu’on apprend. Parfois, il faut payer pour avancer."

S’il y a quelque chose qui n’avance pas, en revanche, ce sont bien les relations glaciales qu’il entretient avec Didier Deschamps. "Je ne m’entends pas avec lui, je n’ai pas envie de travailler avec lui, ce n’est pas un mec de parole. Je n’ai même pas envie de parler de lui. Il m’a oublié, je l’ai oublié. C’est mieux comme ça", assène-t-il. Avant de narrer cette anecdote croustillante : "Je l’ai recroisé, à Dubaï. Crois-moi qu’il faisait tout pour m’éviter. On se voyait à la plage. Quand il me voyait arriver, il filait à l’autre bout de la plage. Après, je n’ai jamais cherché à aller le voir pour discuter. Ça ne m’intéresse pas. Je ne suis pas d’accord avec lui, mais je respecte sa décision. Bonne continuation à lui. Et c’est tout." On aurait pourtant parié que ces deux-là ne passeraient pas leurs vacances ensemble.

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