Scandale à la Fifa - Mondial 2006 : l'Allemagne aurait livré des armes à l'Arabie Saoudite

Scandale à la Fifa - Mondial 2006 : l'Allemagne aurait livré des armes à l'Arabie Saoudite

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FOOTBALL – Pas une édition de la Coupe du monde ne semble échapper au système de corruption mis à jour depuis la semaine dernière dernière. En 2000, une semaine avant l'attribution de la Coupe du monde 2006, l'Allemagne, hôte de cette 18e édition, aurait livré des lances-grenades à l'Arabie saoudite.

Tout ça est parfaitement  légal. Il n'empêche, en 2000, l'Allemagne a remporté l'organisation de la Coupe du monde d'une courte tête – une voix en l'occurrence 12 à 11 aux dépens de l'Afrique du Sud–. Comment ? En obtenant en plus des huit voix "européennes", celles de quatre autres associations. 

"Nous ne pouvons qu'essayer de deviner lesquelles, s'est défendu Wolfgang Niersbach, le président de la Fédération allemande à la télévision ZDF . Mais nous avons fait fortes impressions avec notre dossier", a-t-il déclaré quelques jours après que le journal Die Zeit écrivait que la candidature allemande avait bénéficié d'une vente d'armes (des lances-grenades) opportune à l'Arabie saoudite signée par le gouvernement du chancelier Gerhard Schröder, une semaine seulement avant l'attribution.

Des lances-grenades, mais pas seulement

Concernant les autres "soutiens" obtenus par la délégation germanique, sans les nommer Die Zeit écrivait jeudi que des fleurons de l'industrie allemande, "Volkswagen et Bayer, s'étaient également engagés à effectuer des investissements substantiels en Thaïlande et en Corée du Sud... deux pays dont des membres siègent au comité exécutif de la FIFA".

Le patron de la Fédération thaïlandaise Worawi Makud i aurait même obtenu de substantielles sommes d'argent versées par le défunt Leo Kirch, le magnat de la télé privée outre-Rhin. Suffisamment pour le convaincre de voter pour l'Allemagne.   

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Pour peser encore peu plus dans la balance, le géant de l'automobile allemand Daimler AG, propriétaire notamment de Mercedez -Benz et d'autres marques de voitures, aurait "injecté 111 millions de dollars au capital du constructeur automobile sud-coréen Hyundai. Et à l'époque, l'un des fils du fondateur de Hyundai a été membre du comité exécutif". Mais qu'on se rassure, aux yeux de la loi, tout ça est tout à fait légal. 

EN SAVOIR + >> Notre dossier spécial Corruption à la Fifa

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