Ses maillots s'arrachent, des enfants baptisés sous son prénom... la "vida loca" d'André-Pierre Gignac au Mexique

Football

EXPAT' – De son propre aveu, André-Pierre a "la belle vie" depuis qu'il a signé au Mexique en juin dernier. Alors qu'il va tenter de qualifier les Tigres en finale de la Liga MX dans la nuit de dimanche à lundi, nous nous sommes intéressés à la Gignac-mania qui bat son plein du côté de Monterrey.

À Monterrey au Mexique, André-Pierre Gignac est une idole. Rien de moins. Jeudi, il n'est pourtant pas parvenu à faire la différence face à Toluca en demi-finale aller de l'exotique Liga MX Apertura, contrairement à ses deux magnifiques buts inscrits en quarts de finale. Qu'importe, depuis le 19 juin et l'arrivée en fanfare de notre "Dédé" national, l'aficion (les supporters) des Tigres ne jure plus que par lui. Et ce sera encore le cas dimanche soir, à l'occasion d'un match-retour tendu qui peut propulser l'équipe de Monterrey en finale.

"Il va battre des records"

Ses 13 buts inscrits en Liga MX Apertura ont élevé le Marseillais au rang de superstar dans cette ville de 1,1 million d'habitants située dans le nord-est du pays. Pas fou, ce jeune trentenaire (il les a fêté le 5 décembre dernier) a quand même pris la peine de préciser sur sa bio Twitter que si son sang était bleu et blanc, c'était un hommage aux couleurs de l'OM et non à celles des "Rayados", l'autre club de Monterrey.

"Ici, on s'arrache ses maillots : 10.000 exemplaires à 1.200 pesos pièce (une soixantaine d'euros quand le salaire mensuel brut est de 340 euros, ndlr) ont été vendus jusqu'à présent. C'est le meilleur vendeur du pays", explique à metronews Axel Soliz Ramirez, qui commente les matchs d'APG sur la chaîne sportive TDN . "Les rapports sont tellement bons avec les supporters des Tigres que des parents commencent à appeler leur enfant André-Pierre, nous raconte Fernando Laborin, journaliste sportif basé à Monterrey pour Televisa Deporte s. Parti comme ça, il va battre les records des joueurs des Tigres de légende comme Gaitan ou Silvera ".

Comme pour "El Divino" Gaitan ou "El Cuqui" ("le mignon") Silvera, il faut donc trouver un petit sobriquet à notre attaquant tricolore qui, en plus, a retrouvé l'équipe de France à six mois de l'Euro en France : "On le surnomme le Félin français ("felino francès")", propose Fernando Laborin. Un comble pour un joueur raillé chez nous pour son côté un peu pataud. "A l'antenne, avec mon collègue, on l'appelle le Gitan, en français dans le texte, ou le Parrain", s'amuse Axel Soliz Ramirez qui mise une poignée de pesos sur le fait qu'à l'issue de la saison, André-Pierre Gignac sera élu meilleur joueur du Championnat.

EN SAVOIR + >> Argent, ambiance... qu'est-ce que Gignac est allé chercher au Mexique

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