"Si je n’étais pas footballeur, je serais devenu un assassin", les confessions de Felipe Melo

Football

CONFIDENCES - Dans une interview accordée à la chaîne italienne Sky Sport dimanche, le joueur de l’Inter Milan, Felipe Melo, est revenu sur son enfance, compliquée, au Brésil. Quand le football vous évite un destin tragique.

"Si je n’étais pas footballeur, je serais devenu un assassin. Je vivais dans une favela qui faisait partie des plus dangereuses. Il y avait là-bas de la drogue et des armes. J’ai laissé cette vie pour poursuivre mon rêve". Dans un entretien à la chaîne italienne Sky Sport, Felipe Melo s’est livré à quelques confidences sur sa jeunesse, dangereuse, au Brésil. Recruté à l’âge de 18 ans par Flamengo, le Brésilien a pu changer le destin qui semblait lui être voué. "Je devais décider de choisir le football ou une mauvaise vie. Ma vie a été différente avec le ballon rond. Mais parfois quand je revenais de l’entraînement, certains de mes amis étaient morts", raconte l’ancien joueur de Galatasaray.

Les sacrifices d’un père

Depuis sa signature comme joueur de football professionnel à Flamengo, de l’eau a coulé sous les ponts, et le natif de Volta Redonda a écumé les clubs, que cela soit au Brésil ou en Europe. Cruzeiro, Gremio, Racing Santander, Almeria, la Fiorentina, la Juventus, Galatasaray et enfin l’Inter Milan. Après un bon début de saison chez les nerazzurri, le milieu de terrain de 32 ans est un peu rentré dans le rang, même s’il continue d’être régulièrement titulaire. A trois journées de la fin du championnat, les hommes de Roberto Mancini, quatrièmes peuvent toujours grimper sur le podium est espérer participer à la Ligue des champions.

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L’international auriverde aux 22 sélections en a également profité pour remercier, dans cette interview, deux personnes sans qui il ne serait sans doute pas arrivé à ce niveau. Sa compagne, Roberta Nagel en premier lieu : "quand j’ai connu ma femme, un autre Felipe Melo est né. A Gremio, je gaspillais tout mon argent et avais une vie bizarre". Et ensuite son paternel. "Mon père, qui faisait souvent des journées doubles de travail, a quitté son emploi et a commencé à m’emmener aux entraînements. Je lui donnais quelques fois une partie de mon petit-déjeuner". Un sacrifice payant vu la carrière du Brésilien.

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