Son surnom n'était pas Pelé, la capoeira c'est (presque) lui... ces choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur Pelé

Football
ICÔNE - Disponible en VOD depuis le 29 juillet et prévu en DVD ce mercredi 3 août, le long métrage "Pelé - Naissance d’une légende" de Michael et Jeff Zimbalist relate l’enfance et la jeunesse de l’emblématique footballeur brésilien. Alors que le triple champion du monde auriverde est pressenti pour allumer la vasque olympique vendredi au Maracana, metronews vous livre quelques informations à son sujet. Alors : le saviez-vous ?

Enfant, il jouait au football avec des fruits
Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé, est né le 23 octobre 1940 dans l'État du Minas Gerais, au nord de Rio de Janeiro. Fils de Dondinho, ex-footballeur qui a connu son heure de gloire, et de Céleste, femme de ménage dans les quartiers nantis, ce dernier a vécu une enfance pauvre. Pour jouer au football avec ses nombreux amis, il lui fallait rivaliser d’inventivité. Sans ballon à portée de pied, sa bande s’entraînait en effet avec des vêtements roulés en boule ou des fruits (les mangues mûres pour jongler et moins mûres pour tirer).

Il aurait préféré qu'on le surnomme "Dido" 
A l’âge de 3 ans, le futur numéro 10 de la Seleção Brasileira s’amuse avec Bilé, le gardien de but du Vasco de Gama FC. Dans le feu de l’action, il s’écrie alors : "Pilé !". Cette erreur se transformera vite en "Pelé". Surnom qui le suivra toute sa vie et assoira sa légende. Pourtant, l’intéressé préférera longtemps le sobriquet "Dico", dont l’affublait tout son entourage. Lors de matchs de rue, qu’il disputait pieds nus avec ses coéquipiers - baptisés les "Sans chaussures" -, il enrageait à chaque fois que ses adversaires criaient "Pelé !".

► S'il a gagné le Mondial 58, c'est grâce à son père
Quand Pelé fait des promesses, il s’y tient. Son papa ne dira pas le contraire. En 1950, le Brésil, pays hôte de la Coupe du Monde, s’incline en finale face à l’Uruguay. La nation, meurtrie, pleure à chaudes larmes. Pelé aussi. Face à l’incommensurable détresse paternelle, il prononcera la phrase suivante : "Je la gagnerai, je te le promets". Deux ans à peine après son arrivée au Santos FC, le prodige rejoint l’équipe nationale en 1958 et inscrit deux buts face à la Suède, offrant le titre mondial à son paternel et à sa nation. Un mythe naît.

Il a contribué à chorégraphier le football
Il y a dans les gestes techniques brésiliens une forme de grâce corporelle infinie. Derrière ce style de jeu, un nom : la ginga. Pour en connaître l’origine, il faut remonter le temps, à l’époque où les Portugais firent venir des esclaves d’Afrique. Certains d’entre eux migrèrent vers les forêts pour se cacher d’une effroyable oppression. C’est là qu’ils firent naitre la capoeira. Cette discipline martiale, longtemps interdite, a trouvé un seconde existence sur les terrains de football. C’est Pelé qui lui donna son impulsion et l’imposa comme un art à part entière.

► Il collectionne les distinctions les plus folles 

"Pelé a dépassé les limites de la logique". Venant de la bouche de Johan Cruyff, c’est un sacré compliment. Au fil de sa carrière et de ses 1281 buts marqués en 1363 matchs, Pelé a enchaîné les records. Jusqu’à aujourd’hui : il est bel et bien le seul joueur ayant remporté trois Coupes du Monde (1958, 1962, 1970). Élu Athlète du siècle par le Comité International Olympique (allumera-t-il la torche ce vendredi à Rio ?), sacré joueur du XXème siècle par la FIFA, Ballon d’Or d’honneur en 2013, le roi du ballon rond a marqué le sport. Assurément !

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