Soupçons de dopage : Samir Nasri est dans le viseur de l'AMA et risque jusqu'à 4 ans de suspension

Soupçons de dopage : Samir Nasri est dans le viseur de l'AMA et risque jusqu'à 4 ans de suspension

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ENQUÊTE - Après l'épisode controversé de son passage dans une clinique de Los Angeles, qui avait alerté fin décembre l'agence espagnole anti-dopage, c'est maintenant l'agence mondiale qui se penche sur le cas du milieu offensif tricolore.

Pas du tout sorti d'affaire. Si Samir Nasri (29 ans) a décidé de jouer franc-jeu après avoir subi une injection vitaminée dans la clinique Drip Doctors de Los Angeles et s'est dit prêt à subir tous les contrôles anti-dopage nécessaires pour prouver sa bonne foi, son cas vient peut-être de se compliquer. Car si le joueur du FC Séville, prêté cette saison par Manchester City, a pu reprendre l'entraînement sans souci ces derniers jours et ne s'est pas officiellement vu signifier l'ouverture d'une enquête par l'agence espagnole anti-dopage (AEPSAD), l'agence mondiale devrait rapidement s'en charger. C'est en tout cas ce qu'affirme ce vendredi The Independent, le très sérieux quotidien britannique expliquant que l'AMA a demandé "en urgence" des investigations sur le traitement pris par l'international français (41 sélections).

Et c'est là tout le nœud de cette affaire, puisque Nasri et la clinique californienne affirment qu'il a reçu une injection inférieure à 50 ml (donc autorisée) d'un traitement vitaminé appelé IV Drip. Ce qui ne semble pas être l'avis de l'AMA, estimant que pour pouvoir subir cette intraveineuse "au goutte-à-goutte", le joueur aurait dû fournir une Autorisation d'usage thérapeutique (AUT), ce qui n'est visiblement pas le cas... Toujours selon The Independent, le FC Séville a confié à l'AEPSAD qu'il n'était pas au courant du voyage de Nasri aux Etats-Unis pour subir cette intervention. D'après L'Équipe, le club s'est tout même renseigné après de la clinique américaine et a obtenu "le contenu exact de l'injection et le dosage".

Plus le temps entre les faits et les conclusions de l'enquête est long, et plus le risque que certains éléments de preuve disparaissent est grand"Ben Nichols, porte-parole de l'AMA

"L'AMA n'a pas encore tous les détails, mais on suit la situation de près et nous attendons les premières conclusions de l'enquête, a notamment expliqué le porte-parole de l'organisation Ben Nichols, cité par le quotidien britannique. Dans ce genre d'affaire, il est important d'aller vite, car plus le temps entre les faits et les conclusions de l'enquête est long, et plus le risque que certains éléments de preuve disparaissent est grand". Si rien n'indique pour l'instant que les produits contenus dans le IV Drip sont des substances interdites, l'AMA est très vigilante sur ce genre de pratique, redoutant qu'elle serve à camoufler l'usage d'autres produits, dopants, eux. 

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En cas d'infraction constatée, l'organisation pourrait donc poursuivre et sanctionner "l'athlète ou d'autres personnes impliquées". Et Ben Nichols de préciser que toute violation de l'article 2.2 du code de l'AMA peut entraîner une suspension allant jusqu'à 4 ans. Une sanction extrême et peu probable, dans la mesure où l'instance est plutôt clémente dans ce genre de cas. En 2011, par exemple, Kolo Touré, qui évoluait alors à Manchester City, a ainsi été privé de terrain durant 6 mois pour avoir pris un produit amincissant appartenant à sa femme. D'après les textes, il risquait alors 2 ans de suspension.

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