Stade Rennais : Ntep et Montanier à deux doigts de se battre !

Football
ALTERCATION - S'il n'est pas rare de voir un joueur s'énerver contre son coach, voire l'insulter, les cas d'empoignade sont rares. Pourtant, lundi, durant un entraînement du Stade rennais FC, il s'en est fallu de peu pour qu'une engueulade très musclée entre l'attaquant Paul-Georges Ntep et son entraîneur Philippe Montanier ne vire au pugilat.

"Il croit qu'on ne va rien dire ! Ce n'est pas le FC Ntep !" À la fin de la séance d'entraînement de lundi à la Piverdière, de la fumée sortait encore des oreilles d'un Philippe Montanier rouge écrevisse. Au lendemain du nul à Nantes (1-1) , le coach rennais a dû s'en remettre à une intervention de son staff et de quelques joueurs pour éviter d'avoir à frapper... la star de son équipe, l'attaquant Paul-Georges Ntep (4 buts et 2 passes décisives cette saison), révèle L'Équipe ce mardi.

Suspendu ce week-end pour s'être (déjà) battu avec le défenseur marseillais Brice Dja Djédjé moins d'une minute après son entrée en jeu en 16e de finales de la Coupe de la Ligue mercredi dernier, l'International Espoirs, âgé de 22 ans, a sèchement taclé son coéquipier Adrien Humon au cours d'un jeu consistant à conserver le ballon le plus longtemps. Le tout sous les yeux de son entraîneur, qui avait justement interdit les tacles durant cet exercice.

"Je voulais qu'il dégage et lui ne voulait pas partir"

"Paulo a pété un tacle parce qu'il prenait le bouillon dans le jeu et cela m'a mis hors de moi, a raconté Montanier après coup(s). Il a bien vu sa connerie mais... On s'est 'chargés' parce que je voulais qu'il dégage et lui ne voulait pas partir. Après, c'est rentré dans l'ordre." Avant, il y a une bousculade aux allures de début de bagarre que Michel Troin, l'entraîneur adjoint, a réussi à interrompre in extremis, avec l'aide de joueurs venus à la rescousse dans la foulée.

Ntep s'est finalement excusé, une fois calmé dans le vestiaire par Jean II Makoun et Fallou Diagne. Compréhensif, Montanier ne le sanctionnera pas : "C'est un fait d'entraînement qui est allé au-delà, j'ai connu ça à la Real Sociedad. Dans ces cas-là, le joueur finit souvent par dire qu'il n'a pas eu raison. Après, on repart sur autre chose. En ce moment, en plus, tout est au vert pour lui. Je lui ai dit : 'Tout va bien, alors ne t'énerve pas.'" De son côté, le président René Ruello a assuré que Ntep "est un mec bien, pas un voyou". Il était sans doute utile de le préciser.

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