Stade Vélodrome : la réponse cinglante de l'OM

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FOOTBALL - Un conflit qui prend des proportions dantesques. Depuis que l'OM a officiellement refusé de disputer son premier match de L1 au Vélodrome, tout part à vau-l'eau dans la cité phocéenne. Vendredi soir, Jean-Pierre Foucault avait proféré des menaces à l'OM avant de prendre de plein fouet la réponse cinglante de Philippe Pérez le lendemain. Ambiance...

On ne s'en souvenait pas forcément et Jean-Pierre Foucault a tout fait pour nous le rappeler.  Vendredi soir, l'animateur de TF1 avait ainsi fait parler son statut de président de l'ASOM en menaçant de rayer le club phocéen de la carte lors d'une lettre adressée à Vincent Labrune. L'Association OM, historiquement proche de la mairie, se rangeant sans surprise du côté de la Ville dans le conflit opposant cette dernière à l'OM au sujet du loyer du Stade Vélodrome .

"L’ASOM a mis à disposition de l’OM son numéro d’affiliation auprès de la FFF pour permettre aux équipes professionnelles de s’inscrire et de participer aux compétitions organisées par la FFF et la LFP. La convention stipule à l’article 6.2 b) que les matches de compétition officielle à domicile devront avoir lieu obligatoirement au Stade Vélodrome, avait-il écrit avant de changer de ton. Si l’OM persiste dans son choix de jouer ce match à Montpellier, il se verra contraint d’interdire à l’OM l’utilisation du numéro d’affiliation de l’ASOM."

"Jean-Pierre ne défend pas les intérêts du club"

"Vous imaginez bien que nos avocats ont étudié avec minutie la convention qui nous lie à notre association. J'encourage Jean-Pierre à mieux travailler son dossier, a alors répondu Philippe Pérez, le directeur général de l'OM, le lendemain sur le site officiel des Ciel et Blanc . Ceci dit, compte tenu de son absence récurrente au Stade Vélodrome et au centre Robert Louis-Dreyfus, je ne suis pas vraiment surpris. Pour lui, vu de Paris, il semble acceptable de régler un loyer démesuré et de menacer son club de représailles."

Très critique envers l'homme médiatique de 66 ans, Pérez en a remis une couche dans la foulée : "Je tiens à rappeler au passage que l'association, qu'il préside et que nous finançons, est d'abord responsable de la formation de l'Olympique de Marseille. Elle affiche les mauvais résultats que l'on connaît sans que cela ne semble l'émouvoir, a lâché celui qui a longtemps travaillé dans des sociétés de communication avant de débarquer à l'OM. Du coup, je dirais qu'il n'est pas surprenant que Jean-Pierre n'en soit pas à quelques millions près sur le dossier du loyer. Après tout, ce n'est pas son argent. Et ce ne sont visiblement pas les intérêts du club qu'il défend."

"Seul Gaudin peut trouver un accord raisonnable"

Passé le tacle les deux pieds décollés à Foucault, le DG du club phocéen a affirmé qu'il cherchait un consensus pour sortir de cette crise. Le dirigeant de 54 ans en appelant notamment au maire Jean-Claude Gaudin. "Je suis tout à fait d'accord avec lui quand il dit qu'il faut 'rechercher le consensus plutôt que l'affrontement'. L'Olympique de Marseille regrette amèrement de devoir mener un tel combat. Il y a tant à faire au club pour bâtir une équipe compétitive en vue de la nouvelle saison ! La décision unilatérale du conseil municipal de fixer le loyer à un niveau exorbitant nous a placés dans une situation extrêmement compliquée. Je note, aujourd'hui, avec soulagement que 'la position de la Ville n'est pas figée'. C'est une évidence, seul Gaudin peut permettre de trouver un accord raisonnable. Son expérience et son sens du compromis seront bien utiles au cours des prochains jours."

Selon Pérez, l’OM est incapable de payer les 8 millions d’euros exigés par la municipalité. "En l'état, nous n'en avons pas les moyens, affirme-t-il. Payer un grand entraîneur et les meilleurs joueurs que nous puissions recruter reste le minimum. Un club comme le nôtre doit être le plus performant possible dans un contexte qui n'a jamais été aussi difficile en Ligue 1. Payer un loyer inacceptable serait, en revanche, irresponsable. Cela nous condamnerait à renoncer à toutes nos ambitions sportives pour garder le droit de jouer au Vélodrome. Être contraint de délocaliser nos matchs est un véritable crève-cœur. Mais quelle option nous reste-t-il si la mairie campe sur ses positions ?"

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