Stades, transferts, sponsors... : le jeu des sept différences entre le PSG et Manchester City

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LIGUE DES CHAMPIONS – Souvent comparés en raison de la provenance de leurs actionnaires, le Paris Saint-Germain et Manchester City, qui se retrouveront mercredi soir en quart de finale de la Ligue des champions, ont mené, chacun leur tour, des projets similaires. Mais Parisiens et Mancuniens ne présentent pas que des similitudes au niveau sportif et économique.

Le PSG, roi de la billetterie
Si Manchester City et le Paris Saint-Germain présentent une grille tarifaire quasi similaire à leurs fans, le club parisien accueille, depuis l’arrivée des actionnaires Qataris, une clientèle haut de gamme disposée à payer très, très cher son ticket d’entrée. Au Parc des Princes, les loges à la saison grimpent jusqu’à 600 000 euros, quand celles de l’Etihad Stadium coûtent 420 000 euros par saison au maximum. Ainsi, les revenus billetterie du PSG ont augmenté de manière considérable depuis la mise en place de ses services hospitalités. En l’espace d’un an, Paris a perçu 15 millions d’euros supplémentaires (63 millions en 2014, 78 millions en 2015) quand Manchester City n’a généré aucun bénéfice dans ce domaine au cours de la même période.

Des abonnements à prix attractifs à City
En Angleterre, la politique tarifaire appliquée dans les stades de Premier League est un sujet qui suscite la colère des supporters. Quand il faut débourser 640 euros en moyenne pour un abonnement à l’année outre-Manche , la stratégie de Manchester City est en totale contradiction avec celle de ses concurrents, qui mettent en vente des abonnements excessivement chers (1400 euros à Arsenal). Le ticket d’entrée pour assister à l’ensemble des matches à l’Etihad Stadium s’élève à 400 euros "seulement", quand il faut en débourser vingt de plus pour un abonnement au Parc des Princes, plaçant le PSG au 19e rang européen. Chez les Skyblues, on lutte contre les clichés !

Paris, ce très bon vendeur de maillots
L’arrivée du Qatar à la tête du Paris Saint-Germain en 2011 a été synonyme d’ouverture sur le monde. Le club parisien enchaîne les tournées estivales à l’étranger, multiplie les partenariats avec des firmes à la renommée mondiale tandis que les stars internationales du PSG jouent un rôle prépondérant dans le développement de leur équipe. Et ce changement de dimension s’est notamment répercuté au niveau de la vente des maillots. A l’issue de la saison 2014/2015, le Paris Saint-Germain avait écoulé 1 733 000 maillots, soit la sixième performance mondiale, et surclassait Manchester City, qui n’atteint même pas la barre du million et figurait derrière des historiques tels que Liverpool, la Juventus… et Manchester United. Car à Manchester, 95% des maillots vendus sont ceux des Red Devils.

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Manchester City "rêve" toujours plus grand
A Paris, le dossier Parc des Princes est plus que sensible. Les Qataris n’ont jamais caché vouloir racheter l’enceinte du Paris Saint-Germain, propriété de la Mairie de Paris, afin de porter sa capacité à 60 000 places. Un défi déjà réussi par les actionnaires de Manchester City, propriétaires de l’Etihad Stadium capable d’accueillir 47 000 spectateurs au moment de leur arrivée en 2008. En août 2015, le club mancunien a finalement inauguré une nouvelle tribune de 8 300 places alors que l’extension de la tribune Sud est également en passe d’être réalisée afin d’atteindre la fameuse barre des 60 000 places. "On rêve plus grand" aussi à Manchester.

 Transferts, Manchester City, quand on aime, on ne compte pas
Depuis 2008, Manchester à City a déboursé 1061 millions d'euros sur le marché des transferts, quand le cumul des achats du PSG s'élève à 558 millions. Cette différence au niveau des dépenses pourrait s’expliquer par les trois années séparant l’arrivée des investisseurs d’Abu Dhabi à Manchester avec celle de QSI au PSG en 2011. Mais il serait malhonnête de passer sous silence les transferts de Robinho (43 millions d’euros), Dzeko (37 millions), Tévez (29 millions), Adebayor (29 millions) achetés à prix d’or dans les mois et années qui ont suivi la venue du fonds souverain du pays du Golfe. Le PSG, aussi, a surpayé certains de ses joueurs, à l’image de la première grosse signature de Javier Pastore (42 millions d’euros) ou de celle de Lucas (40 millions d’euros). Une stratégie beaucoup plus cohérente qui a rapidement porté ses fruits du côté des Parisiens avec l’obtention de quatre titres de champion de France et une présence régulière en quarts de finale de la Ligue des champions.

Centre d'entraînement : le PSG encore à la traîne
A l’image de l’agrandissement de l’Etihad Stadium, les actionnaires de Manchester City ont également mis l’accent sur la formation en se dotant d’un nouveau centre d’entraînement ultra-moderne en 2014. L’outil de travail des Citizens aura coûté près de 250 millions d’euros aux actionnaires d’Abu Dhabi, mais au regard des infrastructures mises en place, l’investissement en valait la peine. Le centre d’entraînement, qui s’étire sur 80 hectares, comprend plusieurs stades, dont un de 7000 places assises, un terrain réservé à l’entraînement des gardiens, un vestiaire gigantesque ainsi qu’un pont reliant l’Etihad Stadium et la toute nouvelle académie. Pendant ce temps-là, le Paris Saint-Germain continue d’occuper son très exiguë Camp des Loges (3.5 hectares) et n’a toujours pas trouvé son futur chez soi. Et ça fait cinq ans que ça dure.

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 Etihad remporte la bataille des compagnies aériennes
Croyez-le ou non, mais les deux sponsors principaux du PSG et de City se révèlent être des compagnies aériennes. Fly Emirates d'un côté. Etihad Airways de l'autre. La bataille fait rage entre les deux transporteurs et à ce petit jeu, le sponsor maillot des Citizens, qui a déjà donné son nom à l'enceinte mancunienne depuis 2009 contre un chèque avoisinant 100 millions d'euros par saison, domine son concurrent qatari, qui ne verse "que" 25 millions d'euros par an pour avoir son nom sur la tenue du Paris Saint-Germain. D'un point de vue purement "technique", Etihad Airways prend également le dessus sur Fly Emirates, puisqu'elle a été élue troisième meilleure compagnie aérienne en 2016. Et les supporters de City en sont les premiers bénéficiaires, puisqu'ils profitent de la mise en place d'une ligne Manchester-Abu Dhabi. 

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