Sylvain Distin : "Défensivement, City manque de régularité, le PSG peut reprendre le dessus"

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INTERVIEW – Sylvain Distin a joué au PSG de 2000 à 2002 puis à Manchester City de 2002 à 2007, c’est-à-dire avant que les deux clubs ne soient rachetés par de puissants fonds souverains du Golfe persique. Aujourd’hui à Bournemouth, le défenseur jette un regard perçant sur le quart de finale retour de Ligue des champions qui attend les (ses) deux équipes mardi soir.

Comment sentez-vous ce quart de finale retour entre vos deux anciens clubs ?
Tout le monde pensait que ce serait facile pour le PSG mais on a vu à l’aller que tout était possible. Les deux équipes ont des armadas offensives impressionnantes. Aujourd’hui, l’avantage est à City avec ses deux buts marqués à l’extérieur. Le PSG va devoir marquer. Mais ça reste du 50-50. On a vu que, défensivement, City manque de régularité. Donc, même si ce ne sera pas facile, Paris peut reprendre le dessus.

Quel match imaginez-vous ?
Ce sera très ouvert. City ne va pas se mettre à défendre et à laisser le ballon au PSG. Comme à l’aller, il y aura des buts des deux côtés. Avec ces deux équipes-là, ça ne peut pas finir en 0-0.

Vous avez affronté Manchester City avec Bournemouth trois jours avant le match aller, cette équipe vous a-t-elle paru en mesure d’aller au bout en Ligue des champions ?
Bien sûr ! Enfin, le Championnat n’est pas un indicateur. Il faut surtout se baser sur leur match de Ligue des champions à Paris. On a vu que c’était équilibré et que City a forcé les défenseurs du PSG à faire des erreurs. D’ailleurs, il y a eu des erreurs des deux côtés. C’est pour ça que je m’attends au même type de match mardi. Et tous les quarts de finalistes ont les qualités pour aller au bout.

Vous avez quitté Manchester City avant que le club ne soit racheté par les Emiratis, est-ce que vous le reconnaissez ?
Il a beaucoup changé, évidemment. Des tas de joueurs et d’entraîneurs sont passés depuis 2007. Le centre d’entraînement n’a plus rien à voir. Encore heureux, vu les grosses sommes d’argent qui ont été investies. Chaque année ils disputent la Ligue des champions et veulent gagner le titre en Premier League. C’est un autre monde.

Vous êtes retourné à l’Etihad Stadium depuis votre départ, est-ce que l’ambiance a beaucoup changé ?
Non, ce qui fait l’ambiance, ce sont toujours les résultats. Moi, durant les cinq ans que j’ai passés là-bas, j’ai aussi joué à Maine Road (l’ancien stade de City, détruit en 2003, ndlr) et j’ai aimé ça parce que les supporters étaient beaucoup plus proches du terrain. C’était un stade à l’ancienne. Mais à l’Etihad, l’ambiance se construit d’année en année, par rapport aux résultats et aux titres.

Au Parc des Princes, on se plaint du manque d’ambiance depuis l’arrivée du Qatar, est-comparable ?
Non, c’est très différent. C’était lié à des questions de sécurité des supporters. A Manchester, il n’y a pas eu d’interdictions de stade ou quoi que ce soit de ce genre. C’était simplement un nouveau stade. Il fallait recréer une ambiance et ça s’est fait au fur et à mesure.

Le site d’ ESPN a récemment classé l’Etihad parmi les pires ambiances de Premier League…
Franchement, je ne vois pas pourquoi. Mardi soir, ce sera un super match et vous verrez qu’il y aura de l’ambiance. Les supporters vont même jouer un rôle dans ce match en soutenant leur équipe.

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