"2ème étoile" : les cinq moments à retenir du documentaire événement sur l'épopée russe des Bleus

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EXCLUSIF - Ce mercredi soir, TF1 a diffusé un nouveau documentaire relatant le parcours incroyable de l'équipe de France en juillet dernier, sacrée championne du monde face à la Croatie (4-2). Voici cinq moments forts du documentaire.

"Il n’y a rien qui est au-dessus." En une phrase au micro de Frédéric Calenge, pour le documentaire événement "2ème étoile", diffusé ce mercredi sur TF1, le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps a résumé le sentiment de millions de Français le soir du 15 juillet 2018. Cette soirée-là, aux alentours de 19h heure française, l’équipe de France décroche officiellement une deuxième étoile en battant la Croatie en finale de la Coupe du monde (4-2). Voici les moments forts de ce documentaire d’1h51 retraçant l’épopée formidable des Bleus en Russie.

France-Pérou, le match fondateur

Ekaterinbourg, le 21 juin 2018. Après un premier match remporté face à l’Australie le 16 juin sur le score de 2-1, les Bleus s’avancent, ambitieux et motivés, pour affronter le Pérou, dans un stade acquis à la cause des Sud-Américains. "Cela va en surprendre plus d’un, mais le match contre le Pérou nous a rendus fort. Ce match-là était un match très difficile, on s’est retrouvés dans un stade, on avait l’impression d’être au Pérou. (…) Avant le match, on s’est dit que c’était le match où il fallait montrer qu’on était une équipe et qu’on faisait les efforts les uns pour les autres. C’est exactement ce qu’il s’est passé", explique Blaise Matuidi. 

Au terme d’un match âpre, équilibré et tendu, c’est finalement le jeune prodige Kylian Mbappé qui va donner la victoire et la qualification pour les huitièmes, sur une frappe contrée de Giroud, bien décalé par Paul Pogba (34’). "Ce qui a été intéressant, c’est qu’au niveau tactique, stratégie, c’est le système de jeu (ndlr : utilisé face au Pérou) qui va nous amener jusqu’au bout. Et c’est ce jour-là que Didier a réussi à le mettre en place", déclare l’adjoint de Deschamps, Guy Stéphan.

"Second poteau Pavard !"

"Et puis il y a ce but, venu d’ailleurs, qui va à l’encontre de tout ce qui est rationnel dans le football." C’est LE tournant du Mondial tricolore. A la manière d’un Lilian Thuram, double buteur et héros de France-Croatie en 1998 (2-1), Benjamin Pavard, 22 ans et inconnu du grand public il y a quelques mois, va endosser le rôle de sauveur en inscrivant un but exceptionnel, le plus beau de la compétition, pour faire basculer les Bleus du bon côté de l’Histoire (57’).

"Je me sentais un peu fautif sur le deuxième but de l’Argentine (ndlr : il provoque le coup-franc qui amène le but de Mercado). Dans ma tête c’était clair, il fallait que je me rachète en faisant une passe décisive ou marquer. Je ne suis pas un grand buteur, mais le ballon est arrivé, je me suis dit : ‘il faut bien que je me couche dessus, il ne faut pas que je tue un pigeon. Ça m’a souri, ça a réussi au groupe et tant mieux", réagit sobrement le défenseur du VfB Stuttgart. Suivra le doublé d’un certain Kylian  Mbappé (64’, 68’), pour entériner un succès brillant sur le score de 4-3, malgré la réduction du score de Sergio Agüero (90+3’).

L’histoire de "l’extincteur" devenue culte

Au lendemain de la victoire en huitième de finale face à l’Argentine, les Bleus vont continuer de fêter cette qualification, en employant les grands moyens après un dîner "arrosé". "On rentre d’un quartier libre, le coach nous l’avait donné libre après la qualif’ contre l’Argentine. On est sorti avec les copains, on rentre, ça fait le tour des chambres, on chante, on danse, on tape dans les portes, on rigole …" raconte Mbappé. "On n’avait pas envie que cela s’arrête, quelque part. Mais c’est vrai qu’au bout d’un moment, il y en a un ou deux qui ont un peu dépassé les limites", abonde Giroud.

Et puis intervient Adil Rami : "Trois jours avant, j’avais entendu chanter dans les couloirs et les mecs faisaient chambre par chambre, tapaient à la porte de tout le monde. Celui qui avait le malheur d’ouvrir sa porte, il se faisait envahir et retourner toute la chambre. Manque de pot pour eux, ils ont voulu me faire la porte de la chambre, et là, j’ai dégoupillé l’extincteur et j’ai arrosé tout le monde." 

"On se voyait même plus entre nous, c’était un truc de dingue ! Il y a l’alarme qui se met à sonner, tout le monde se met à courir dans la fumée, il y en avait qui se tamponnaient entre eux !" poursuit l’ambianceur de l’équipe. "Je vois de la fumée partout venant de la chambre d’Adil, mais c’était pas les mêmes extincteurs qu’en France, c’est toxique là-bas ! (…) Il y a eu la police, les pompiers, je ne sais pas combien de voitures, ils se sont dits : 'On a perdu la France' (rires)", ajoute Mbappé. Même le capitaine des Bleus, Hugo Lloris, en sourit : "Dans la bêtise, on avait le sourire, même si le coach n’était pas loin." Le coach, parti au départ pour leur passer un savon, finira par se raviser.

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France-Belgique, le "show" Umtiti

Après un succès convaincant face à l’Uruguay en quart de finale (2-0), les Bleus se frottent à l’épouvantail de la compétition, la Belgique, qui vient de sortir le Brésil au tour précédent (1-2). Malgré une domination dans le jeu des Diables Rouges, les Bleus tiennent bon et vont voir la lumière sur corner par une tête de Samuel Umtiti (51’). "Ils avaient la domination mais ils se passaient le ballon entre les trois défenseurs. S’ils veulent faire ça, pourquoi pas. On n’était pas en difficulté et à chaque fois qu’on l’avait (ndlr : le ballon), on l’a plutôt bien utilisé. J’ai eu quelques échos avant le match. Ils pensaient qu’ils allaient nous massacrer sur coups de pied arrêtés. Ils étaient très très bons, ils avaient beaucoup de taille", analyse Deschamps.

"La démarche de Sam’ Umtiti ! Obligé ! Ce match-là, c’est la démarche de Sam’ Umtiti ! On court, on vient pour lui sauter dessus et on voit qu’il commence à se dandiner, je me suis dit 'Qu’est-ce qu’il nous fait là ?', il embrasse son maillot et nous on savait pas, on était dans notre bulle !", 

éclate de rire Kylian Mbappé, concernant la célébration particulière du défenseur du FC Barcelone après sa réalisation.

Kanté, coup de pompe sans conséquence

Alors que Paul Pogba, Kylian Mbappé, Lucas Hernandez et surtout Antoine Griezmann réalisent une finale de haute volée face à la Croatie, lors du sacre des Bleus (4-2), le chouchou du public français, N'Golo Kanté est lui plus timoré. La faute à une fatigue physique accumulée tout au long du tournoi. Il est finalement remplacé par Steven Nzonzi à la 54e minute de jeu, après un Mondial XXL dans lequel il a disputé la moindre minute jusqu'ici. "Il n'était pas bien les deux jours avant déjà, une fatigue physique. Et il n'est pas bien dans cette finale", explique Didier Deschamps.

"N'Golo, ce n'est pas un robot, c'est un être humain. Il a le droit de ne pas être bien sur certains matchs. Non, il n'était pas malade, j'en ai discuté avec lui et il le répète aux gens", abonde Olivier Giroud, son coéquipier à Chelsea. "Humainement,  ce n'est pas facile mais je ne me suis pas posé la question parce que je ne dois pas me la poser. Je ne peux pas avoir des choix où l'affectif entre en ligne de compte", poursuit Didier Deschamps.

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