TFC-PSG (2-4) : Ibra voit triple à Toulouse

TFC-PSG (2-4) : Ibra voit triple à Toulouse

DirectLCI
LIGUE 1 - Le PSG a beaucoup souffert pour largement s'imposer à Toulouse (2-4). Trois points précieux qu'il doit principalement au retour en force d'Ezequiel Lavezzi, même si Zlatan Ibrahimovic, auteur d'un triplé, a aussi eu son (petit) rôle à jouer.

Il y a peu, metronews, comme tant d'autres, se demandait si Ezequiel Lavezzi n'était pas le maillon faible de ce PSG si impressionnant. Pas assez décisif, trop brouillon dans ses courses et ses dribbles, incapable de s'adapter au 4-3-3 mis en place par Laurent Blanc, positionné très haut et l'empêchant de dévorer les espaces comme du temps de Carlo Ancelotti... Au point que, récemment, a filtré l'idée que l'Argentin ne devait d'avoir conservé un statut de titulaire qu'à son amitié avec les cadres de l'équipe. C'était oublier un peu vite que, depuis 2014, El Pocho monte en puissance. Et cela s'est particulièrement vu ce dimanche, lors de la victoire (2-4) arrachée par Paris à Toulouse pour conserver un matelas de cinq points d'avance sur l'AS Monaco.

Dans un premier acte haché par les fautes et le déchet technique, favorisés par une pelouse lamentable, le TFC venait de manquer l'immanquable par Braithwaite (dévissant complètement un ballon qu'il n'avait plus qu'à pousser dans le but vide) quand ce diable d'Ezequiel est une première fois sorti de sa boite, à la demi-heure de jeu. Dans son style caractéristique, tout en puissance et en vitesse, l'attaquant oblige Spajic à le tacler par derrière et obtient un penalty, transformé par Ibrahimovic (0-1, 32e). Mais les Toulousains, sonnés par ce coup du sort, réagissent vite. Et égalisent au meilleur moment, juste avant la pause, d'une sublime volée de Ben Yedder (1-1, 44e).

Un PSG à l'image de Lavezzi

Au retour des vestiaires, Paris continue de souffrir et c'est là que l'Argentin fait basculer le match. À la 56e, depuis l'angle gauche de la surface adverse, Zlatan cherche Matuidi, qui laisse passer le ballon. El Pocho reprend spontanément, sans contrôle, du gauche, et trouve le petit filet opposé pour son 5e pion en L1 cette saison (1-2, 56e). Un quart d'heure plus tard, l'inlassable activité de l'Argentin paye encore : fauché aux abords des 16 mètres, il provoque un coup franc tiré par Cabaye puis dévié par le crâne d'Ibrahimovic pour le but du break (1-3, 70e). Deux minutes plus tard, Motta se rate et offre un but tout fait à Ben Yedder, qui n'en demandait pas tant (2-3, 72e).

Suivra une fin de match virile où l'abnégation de Lavezzi, revenu défendre avec hargne comme un arrière gauche, permettra aux siens de conserver ce petit avantage. Le PSG, ce dimanche, a été à l'image d'El Pocho : moyen, imprécis mais décisif quand il fallait l'être, grâce à un intraitable sens du combat. Il faut cependant rendre à Zlatan ce qui lui appartient. Auteur d'une panenka ratée, il s'est montré suffisamment habile et puissant pour reprendre le ballon et conclure en force (2-4, 89e). Le Suédois a ainsi été l'auteur de son 22e match en 24 journées de L1, son 37e en 36 rencontres cette saison toutes compétitions confondues (meilleur total en Europe, devant Ronaldo). Un maillon fort, pour le coup.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter