Toutes les questions que l'on se pose avant Évian-PSG

Toutes les questions que l'on se pose avant Évian-PSG
Football

LIGUE 1 - Après un milieu de semaine consacré aux barrages allers des coupes d'Europe, le Championnat de France reprend ses droits dès ce vendredi soir avec le déplacement de Paris à Évian. Décryptage des enjeux de cette rencontre.

Si le classement a valeur d'anecdote après seulement deux journées disputées, il dessine pourtant déjà bien le gouffre qui sépare l'Évian-Thonon-Gaillard (20e) du Paris Saint-Germain (3e), opposés ce vendredi soir à Annecy. Outre ce rapport de force inégal, désormais habituel quand les double champions en titre sont de sortie, il convient cependant de se poser plusieurs questions sur ce match entre une machine de guerre en rodage et une équipe en quête de thérapie.

Cavani fera-t-il oublier Zlatan ?
Contraint de s'exiler sur l'aile droite pour faire place à l'omnipotent suédois dans l'axe, l'Uruguayen avait exprimé son mécontentement ... Alors son entraîneur l'a aligné à gauche contre Reims (2-2, 1ère journée) . Pas question pour Blanc de s'affranchir de son cher 4-3-3. Mais avec la blessure à l'abdomen d'Ibracadabra , El Matador verra néanmoins son souhait exaucé à Annecy, où il sera titularisé, par la force des choses, à son poste préféré, la pointe de l'attaque. C'est peu dire qu'il joue gros. Et Cavani, énorme d'abnégation à son arrivée au club (en jouant à droite), va surtout devoir démontrer qu'il n'est plus cet attaquant fantomatique de la première moitié de l'année 2014. La condition d'un éventuel changement tactique en sa faveur. Pour le coach, le déclic pourrait déjà être survenu avec le très joli but qu'il a inscrit samedi dernier face à Bastia (2-0) . "Il est plus épanoui, pointait le coach jeudi. Surtout, c'est vraiment un grand athlète. Il arrive à digérer les séances d'entraînement plus vite que les autres." C'est donc maintenant ou jamais.

Où faire jouer Pastore ?
"Vous pouvez le toucher, c'est le même que la saison dernière", plaisantait Blanc au moment de céder sa place sur l'estrade à son meilleur joueur du moment en conférence de presse jeudi. Il est effectivement difficile de croire que cet homme qui gicle dans les duels et pèse à tout instant sur la défense adverse est celui qui, l'an passé, errait sur les pelouses françaises comme une âme en peine. Aujourd'hui, l'entraîneur ne peut même plus se permettre de s'en passer. Mais avec le retour de Matuidi au milieu et de Lavezzi en attaque, il va lui falloir trancher. A priori, le Français devrait encore lui céder sa place de relayeur gauche, le temps qu'il recouvre ses moyens physiques. Mais, lors de la séance d'entraînement de veille de match, au Camp des Loges, c'est en soutien de Cavani et Lucas, un cran plus haut, que l'Argentin a disputé la mise en place tactique. Alors ? Réponse ce vendredi soir.

Lucas prendra-t-il son envol ?
Débarqué au mois de janvier 2013 contre 40 millions d'euros, le Brésilien n'en finit plus, depuis, de désespérer les observateurs. Pour Guy Roux, "ce n'est même pas un joueur de foot" puisqu'il ne défend pas et se montre incapable de varier ses déplacements. Le talent du joueur n'est pourtant pas en cause. Mais quelques dribbles spectaculaires ne sont rien s'ils ne sont pas suivis de gestes décisifs. "La critique est normale. C'est la vie du football. Le plus important, c'est comment je me sens mentalement. Et franchement, je me sens très bien à ce niveau-là", réagissait-il jeudi dans Le Parisien . Avant de promettre : "Je sais que j'ai encore besoin de beaucoup travailler, de marquer davantage. Tactiquement, je reconnais aussi que j'avais des lacunes. Mais j'ai l'impression que je me suis amélioré." Ce n'en sera plus une quand son but de samedi contre Bastia fera des petits.

Évian a-t-il déjà coulé ?
Une défaite (0-3) à domicile face à Caen puis une raclée (6-2) à Rennes. Évian pouvait difficilement plus mal commencer. Alors, c'est grave docteur Dupraz ? "Dire que tout va bien serait mentir, a reconnu l'entraîneur. En ce moment, je préfère raser les murs. On essaie de ne pas trop parler et de se concentrer sur ce qui rassure : le travail. On n’a pas le temps de penser. Mais au-delà des résultats, ce qui m’attriste, c’est de voir les garçons perdre en confiance. Ce n’est jamais bien de jouer Paris. Pour nous, c’est un honneur. Mais comme face à toutes les équipes de Ligue 1, ce match vaut trois points. Tout le monde pense que le PSG va gagner, il ne manquerait plus que je le pense aussi ! On a des références. Elles sont, pour certains, un peu maigres mais elles existent. On n’avait rien volé quand on a gagné contre Paris (2-0 à Annecy l'an passé, ndlr). Je sens mes joueurs meurtris depuis quinze jours mais je sais qu’ils sauront faire front. On va retrouver les sourires un jour. Il faut juste en être convaincu et avoir une prise de conscience." Paris devra prendre garde : la bête est seulement blessée.

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