Transferts de l'OM : ce qu'il s'est dit durant les gardes à vue de Labrune, Diouf et Dassier

Transferts de l'OM : ce qu'il s'est dit durant les gardes à vue de Labrune, Diouf et Dassier

JUSTICE - Durant 48 heures, trois présidents de l'OM, l'actuel (Vincent Labrune) et ses prédécesseurs (Pape Diouf et Jean-Claude Dassier), ont été interrogés par les enquêteurs de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) avant d'être remis en liberté mercredi soir, comme les douze autres personnes entendues dans le même temps. Ce jeudi matin, RMC lève le voile sur le contenu des interrogatoires des trois dirigeants.

Lorsque l'on ne sait pas vraiment, on peut tout imaginer. Y compris un système de fausses factures et des abus de biens sociaux mis en place dans un club de l'ampleur de l'OM. Les gardes à vue de quinze personnes, dont les trois derniers présidents de l'OM , ces dernières quarante-huit heures, dans le cadre d'une enquête sur des transferts présumés frauduleux , ont ainsi alimenté bien des fantasmes. Mais, au final, "aucune charge n'a été retenue à leur encontre", indique le site officiel du club phocéen . À quel sujet les trois dirigeants ont-ils été interrogés, au juste ? Ce jeudi matin, RMC livre de premiers éléments de réponse .

"Le fait qu'aucune mise en examen n'ait été prononcée laisse à penser que ce vaste coup de filet chez les dirigeants de l'OM était un passage obligé avant d'autres interpellations qui pourraient intervenir, à l'avenir, chez des intermédiaires proches du grand banditisme. Les procès verbaux des auditions permettront de faire la lumière sur les mouvements financiers liés à l'OM... bien au-delà de simples transferts suspects", indique à la radio une source proche de l'enquête. Avant qu'un avocat proche du club ne précise que "Labrune et tous les autres ont eu affaire à des techniciens des affaires financières. Les interrogatoires n'ont jamais été agressifs. On n'est pas dans un roman policier avec des menaces et une lampe dans les yeux pour demander des aveux".

Un enquêteur : "La gestion de Pape Diouf n'avait rien de frauduleuse"

L'actuel président olympien se mure désormais dans le silence. Jean-Claude Dassier, qui a occupé la fonction de 2005 à 2009, a, lui, simplement confié à ses proches sa colère et son incompréhension. Tandis que Pape Diouf craint désormais que des amalgames écornent son image et ternissent son bilan à la tête de l'OM. L'ex-agent et dirigeant, qui prévoit de s'exprimer lors d'une conférence de prese ce jeudi, a quitté l'hôtel de police de Marseille complètement lessivé... mais soulagé.

Quand le téléphone de José Anigo avait été placé sur écoute, l'ex-directeur sportif avait mouillé Diouf dans le dossier du transfert de Samir Nasri, l'accusant d'avoir distribué des rétrocommission illégales à cette occasion. Mais ce transfert n'aurait pas obnubilé les enquêteurs, que Diouf aurait convaincu avec des arguments très clairs. "Sa gestion n'avait rien de frauduleuse", a même confié un enquêteur après coup. Quant à Vincent Labrune, il ne doit pas être non plus très inquiet. Lui qui, dès février 2013, lâchait à La Provence  : "La justice est là pour nous aider. Une enquête est en cours, l'OM se constituera partie civile. On a confiance dans la justice et on collabore. De deux choses l'une : soit il y a quelque chose, soit il n'y a rien. Mais, dans les deux cas, on est victimes !"

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