Valence, Lacazette, Fournier... Comment Jean-Michel Aulas noie le poisson

 Valence, Lacazette, Fournier... Comment Jean-Michel Aulas noie le poisson

SHOW - Entre la sortie au vitriol d'Alexandre Lacazette lundi matin et la défaite à domicile (0-1) de l'OL face à Valence en Ligue des champions mardi soir, le président lyonnais Jean-Michel Aulas se devait de réagir. Il l'a fait, tout en déni et en mauvaise foi.

Plus les ficelles sont grosses, plus les nœuds sont faciles à démêler. Prenez la communication de Jean-Michel Aulas, attendu comme le loup blanc mardi soir après la défaite à domicile (0-1) de l'OL face à Valence en Ligue des champions mardi soir, qui place son club en fâcheuse posture. D'autant que le président lyonnais était guetté sur un autre terrain, au lendemain de la charge assez violente d'Alexandre Lacazette dans les colonnes de L'Équipe. Décryptage de la drôle de sortie du dirigeant, moins inspiré qu'il avait pu l'être du temps de sa splendeur, il y a dix ans.

Sur Alexandre Lacazette
"Alexandre s’est fait un petit peu avoir sur sa déclaration. La première page (de L’Equipe) faisant penser qu’Alexandre m’appelait Aulas, mais ça n’existe pas, Alexandre a beaucoup trop de respect pour son président. C’est une invention terrible à la veille d’un match de Champions League."
Ici, le subterfuge est particulièrement grossier. La formulation "Aulas m'a blessé" répond aux contraintes d'un journal pour titrer un article, ce que le patron de l'OL n'ignore pas. Dans l'interview en elle-même, Lacazette dit : "Lorsqu’il parle, beaucoup de supporters le suivent. Et quand il raconte les choses, vues de son côté, il fait penser que le joueur est en tort. Oui, son comportement m’a blessé et déçu." Jean-Michel Aulas a ainsi soigneusement évité de réagir aux déclarations du joueur en elles-mêmes.

Puis
"Il n’y a aucun problème avec Alexandre, c’est un charmant garçon. C’est vrai qu’il a négocié son contrat pour la première fois cet été et il a obtenu quasiment ce qu’il avait demandé. Il voulait peut-être dire certaines choses mais pas, en tout cas, comme elles ont été présentées."
Rappelons que, durant l'été, le président lyonnais avait rendu public le salaire demandé par son attaquant, pour lui mettre la pression dans l'espoir qu'il abaisse ses exigences. C'est cette façon de faire que le buteur a critiqué, de façon très claire. Ici, le déni est vraiment total.

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Sur Hubert Fournier
"On a fait une grosse erreur, on est un peu des enfants sur ce coup. Faire un changement au moment où il y a un coup franc et que ce coup franc est joué vite. Et ça donne le but de notre cher compatriote Feghouli (sic), qui est né pas très loin d’ici."
Notons d'abord la manière dont Jean-Michel Aulas tente de s'approprier géographiquement le but de l'adversaire, inscrit par Sofiane Feghouli, international algérien né à Grenoble. Mais il faut surtout retenir le tacle, plus ou moins subtil, adressé à son coach, coupable de naïveté à ses yeux.

Puis
"Il est en difficulté à vos yeux. Il ne l’est pas à mes yeux. Comme c’est moi qui décide, il va falloir admettre que les choses vont s’arranger et que ça va bien se passer."
Là-dessus, pas la peine de s'étendre au-delà du fait qu'un entraîneur soutenu publiquement par son président a toujours de bonnes raisons de s'inquiéter.

Sur la défaite face à Valence
"Je regarde le positif et surtout je ne m’apitoie pas sur une défaite engendrée par un manque de fair-play évident... Quand vous jouez un coup-franc alors qu’on est en train de faire un changement, je trouve ça étonnant. Je n’ai pas compris pourquoi on n'avait fait cette faute d’inattention comme je n’ai pas compris pourquoi le référé avait laissé faire ça."
C'est pas nous, c'est les autres ! Il fallait bien que l'arbitrage en prenne pour son grade cette fois-ci, puisque ce n'avait pas été possible après le nul de la 1ère journée à La Gantoise (1-1, Lacazette avait raté un penalty en fin de match). Pour le reste, avec un point en deux journées, la qualification de l'OL pour les 8es est déjà compromise. Mais Jean-Michel Aulas, bizarrement, n'en a pas parlé.

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