Vente de Sochaux à un actionnaire chinois : "Il y a une peur d’un achat sans amour", s'inquiète Mickaël Isabey

Vente de Sochaux à un actionnaire chinois : "Il y a une peur d’un achat sans amour", s'inquiète Mickaël Isabey

FOOTBALL - PSA Peugeot Citroën a officiellement confirmé ce lundi la cession de 100% du FC Sochaux au Chinois Ledus, qui espère faire remonter le club de L2 en L1 "dans les plus brefs délais". À l'ombre de cet accord, le trouble des amoureux du club.

Tandis que les flashs des photographes crépitent à l'intérieur pour immortaliser l'officialisation de la vente du FC Sochaux au Chinois Ledus ce lundi, en toile de fond, les usines Peugeot continuent d'entourer le stade Bonal. Signe que le lien entre PSA et le club du Doubs, vieux de 80 ans, n'est pas encore tout à fait rompu.

"Pour nous c’est une surprise de voir Peugeot quitter le navire", explique à metronews Mickaël Isabey, joueur icône des années 2000. On pensait le club et l’entreprise liés à vie dans une histoire commune." Mais Peugeot s’en va et le FCSM va bien devoir apprendre à vivre sans le paternalisme du fabricant auto, et avec un investisseur dont personne ne sait grand chose.

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"Si le nouveau propriétaire peut nous faire remonter en Ligue 1 et y pérenniser le club, ce sera bénéfique, mais...", s'interrompt Jean-François Bonnet, président du club des supporters. Mais le doute persiste, même si d’autres y voient une opportunité.

Pour KLX, rappeur auteur de l’un des hymnes du club et membre historique des tribunes de Bonal, "nous avons une chance de repartir à zéro dans certains domaines, la communication par exemple, il faut en profiter. La nouveauté fait peur aux gens. Pourtant je crois que sortir de la mainmise de Peugeot peut être bénéfique".

Mickaël Isabey : "La séparation est difficile à vivre"

Pour le moment, ce sont surtout les expériences manquées qui font peur. "Nous ne voulons pas couler comme Grenoble lors de l’arrivée des Japonais ou Lens en ce moment avec Mammadov", s'inquiète ainsi Fabrice, figure des ultras locaux.

"Je suis mitigé, résume Mickaël Isabey. La séparation est difficile à vivre et j’ai du mal à me projeter avec le nouvel investisseur. Il y a une certaine peur d’un achat sans amour, sans volonté de faire progresser le club." Mais celui qui entraîne aujourd’hui Besançon croit aussi voir quelque indices positifs : "Ils se sont portés candidats immédiatement, c’est un signe de leur motivation à investir dans ce club, à apporter un nouvel élan." Au pied de Bonal, on hésite encore entre la tristesse de la rupture, la peur de l’inconnu et les rêves de grandeur.

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