Vêtu d’un maillot des Bleus, il est refoulé du stade Louis II

Vêtu d’un maillot des Bleus, il est refoulé du stade Louis II

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DÉCONVENUE - Un supporter monégasque a voulu assister dimanche au match Monaco-Marseille, vêtu d’un maillot de l’équipe de France pour célébrer le retour à Louis II de Djibril Sidibé. Une bien mauvaise idée car l’accès du stade lui a été refusé.

Il a d’abord cru à une caméra cachée. Dimanche dernier, Christian Joubert se rend au stade Louis II pour assister à la rencontre Monaco-Marseille. Supporter de l’ASM et abonné depuis des années, il ne s’attendait pas à se voir interdire l’entrée du stade. Motif invoqué par les stadiers : le port par Christian d’un maillot de l’équipe de France, raconte ce jeudi Nice-Matin


Ce septuagénaire avait décidé de l’enfiler pour l’occasion car le défenseur monégasque et champion du monde, Djibril Sidibé, devait présenter le trophée de la Coupe du monde. Malheureusement pour Christian, le port d’un autre maillot que celui de Monaco est interdit dans l’enceinte du stade (sauf celui de l’équipe adverse dans la tribune visiteur).


Lors du premier contrôle, "un premier stadier me dit que je ne peux pas rentrer avec ce maillot. J’ai cru qu’il rigolait. Alors je suis passé. Au deuxième contrôle, rebelote. On m’a dit que c’était les ordres. Ils ont appelé la police pour me faire sortir du stade", raconte le supporter monégasque. 

Une application scrupuleuse des règles de sécurité

Face à l’intransigeance des stadiers, Christian décide alors de mettre le maillot des Bleus à l’envers et de se couvrir d’un k-way. Cette fois, les stadiers acceptent de le faire entrer mais "ils me l’ont fait ouvrir pour vérifier de nouveau", soupire-t-il. Une fois parvenu à son siège,  15 minutes après le début du coup d’envoi, Christian reste très agacé et tente plutôt de glaner des explications auprès des responsables de la sécurité au lieu de suivre le match.


"Ce maillot n’était pas provocateur", souligne Christian, qui a pu s’entretenir à la fin de la rencontre avec le directeur général du Département de l’Intérieur, Christophe Prat. Ce dernier a reconnu "un manque de discernement".


Néanmoins, contacté par Nice-Matin, le Département de l’Intérieur assume une application scrupuleuse des mesures de sécurité. "Ces règles se sont logiquement imposées en réponse à la prolifération d’échauffourées et de troubles à l’ordre public, de gravité fluctuante, que ce soit à l’intérieur du stade mais également aux abords immédiats de l’enceinte sportive. Le port de maillots d’autres équipes se révèle systématiquement le facteur déclenchant d’incidents pouvant engendrer parfois des actes de violences", se justifie le Département de l’Intérieur. 

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