VIDÉO - Attentats de Paris : La Marseillaise respectée mais pas chantée avant Bastia - Ajaccio

VIDÉO - Attentats de Paris : La Marseillaise respectée mais pas chantée avant Bastia - Ajaccio

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A MINIMA - Un temps incertain, l'hymne français, qui n'est pas toujours très apprécié en Corse, a finalement été joué avant la rencontre de Ligue 1 entre Bastia et Ajaccio. Mais si le public a respecté La Marseillaise, et donc rendu hommage aux victimes des attentats de Paris, il n'a pas voulu chanter.

Pas de polémique, mais... Si La Marseillaise a bien retenti au stade Armand-Cesari dimanche, sans être sifflée par le public du derby corse entre Bastia et le Gazélec Ajaccio, elle n'a en tout cas pas (ou peu) été chantée par les Corses. 

Un moindre mal quand on sait que cette initiative lancée en hommage aux victimes des terribles attaques à Paris et à Saint-Denis du 13 novembre dernier a bien failli ne pas voir le jour. Car sur l'île de Beauté, faire jouer l'hymne français n'a rien d'anodin... Tellement que le principal groupe de supporters du SCB, Bastia 1905, a décidé juste avant la rencontre qu'il n'entrerait dans le stade qu'après celui-ci. 

Le stade s'est recueilli en silence

"Bastia 1905 ne sera pas présent dans le stade lors la diffusion de cet hymne (...) qui n'est pas le notre", était-il écrit dans le communiqué diffusé sur  la page Facebook de l'association . Paradoxalement, ce boycott de dernière minute est plus dû à l'attitude du club bastiais, qui a dans un premier temps refusé de faire jouer La Marseillaise, qu'à une volonté de ne pas participer à l'hommage : "Ces polémiques ont une nouvelle fois mis sur le banc des accusés la Corse, le Sporting et ses supporters et ont permis de diviser le peuple corse sur un sujet qui aurait dû rester celui du recueillement".


Le débat a effectivement été houleux en Corse, puisque ce n'est qu'après l'intervention du maire de Bastia samedi (date à laquelle était prévue la rencontre avant qu'elle ne soit déplacée dimanche à cause du vent), le nationaliste Gilles Simeoni, que le club s'est finalement soumis au protocole mis en place par la LFP. Au final, le public s'est donc recueilli pendant l'hymne, même si un sifflet solitaire s'est fait entendre par deux fois. Puis a retenti le chant sacré corse "Diu vi salvi Regina", repris, lui, par une partie du stade. Enfin une minute d'applaudissements et un lâcher de ballons, 130 blancs pour les victimes du 13 novembre, plus un bleu pour un éducateur du club, décédé le 12 novembre, a clos un hommage solennel et parfaitement respecté.

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