Coupe du monde 2019 : La renaissance des "Reggae Girlz" de Jamaïque grâce à la fille de Bob Marley

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PREMIÈRE - Vingt ans après les hommes, les "Reggae Girlz" de Jamaïque débuteront leur premier Mondial face au Brésil. Un événement qui n'aurait sans doute pu se faire sans l'intervention de Cedella Marley, la fille de Bob Marley et l'implication personnel de leur coach, Menzies.

Comme en 1998, pour les hommes, les "Reggae Girlz" de Jamaïque vont enfin connaître le grand frisson d'un Mondial de foot. Pourtant, ce n'était pas gagné d'avance : rien n'est facile pour ces jeunes femmes. Entre manque de moyens, de soutiens et d'infrastructures dignes d'une équipe nationale, les joueuses ont néanmoins pu compter sur un sponsor un peu particulier : Cedella Marley, fille de Bob Marley, qui s'est prise de passion pour ces footballeuses, en 2014. 

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L'histoire des Reggae Girlz aurait pu s'arrêter subitement en 2008, après l'échec de leur qualification aux Jeux Olympiques. La fédération de football nationale décide alors de dissoudre purement et simplement l'équipe, mettant ainsi fin à son financement. A force de ne plus jouer, elle chute forcément au classement Fifa et finit même par en sortir en 2011.  

Trois ans plus tard, touchée par l'histoire de ces filles et passionnée de football, Cedella Marley, prend les choses en main.  Pour palier au manque financier, elle lève des fonds, organise des cagnottes, les sponsorise via la fondation Bob Marley et permet ainsi au foot féminin jamaïcain de se refaire une santé. Cedella Marley deviendra d'ailleurs l'icône de ce football féminin "made in Jamaica". Avec cette nouvelle ambassadrice, qui a même embarqué ses frères Stephen et Damian dans l'aventure, pour composer leur nouvel hymne, les "Reggae Girlz" finissent par se qualifier pour le Mondial féminin.

"Elles avaient besoin d'aide, ce sont des femmes, on leur disait qu'elles ne pouvaient pas faire ce sport qu'elles aiment. Donc on s'est impliqué, et nous voilà!", déclarait d'ailleurs Cedella, il y a quelques jours à l'AFP.  Car pour elle, il fallait que ces "Reggae Girlz" montrent l'exemple. "Pour les gamines en Jamaïque et dans les Caraïbes c'est très important, nous sommes la première étape pour leur montrer qu'elles peuvent faire beaucoup de choses", expliquait la capitaine Konya Plummer âgée de 21 ans. 

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Une prise en main bénéfique pour l'équipe et le sport féminin jamaïcain en général. "Elle a pris des risques pour nous, elle est là depuis le début", expliquait le coach Menzies, il y a quelques jours. Lui aussi s'est investi. Mais sur le plan sportif. Fort d'un sacré réseau aux Etats-Unis, il trouvera à ses joueuses des points de chute dans des universités où elles pratiqueront le "soccer", sport féminin national. "On a fait sortir les filles de la Jamaïque pour qu'elles puissent se développer. Ici elles n'avaient pas les ressources. On a transformé le négatif en positif", philosophe-t-il. "On a fait ça pour autre chose que du sport. On voulait changer la manière dont on considère le foot féminin et le sport féminin en général", précise le coach. 

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