VIDÉO - Les premiers (et nombreux) mots de Jurgen Klopp en tant qu'entraîneur de Liverpool

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FOOTBALL - Nommé en lieu et place de Brendan Rodgers, l'entraîneur allemand Jurgen Klopp a débarqué ce vendredi à Anfield Road, l'antre mythique du Liverpool FC, avec la banane jusqu'aux oreilles. Pas effrayé un instant par l'ampleur de la tâche qui l'attend.

Le Jurgen Klopp nouveau est arrivé ! Et le barbu furibard de Dortmund a laissé place à des joues rasées encadrant un sourire d'enfant. L'entraîneur allemand a débarqué ce vendredi à Liverpool, où il succède officiellement à Brendan Rodgers sur le banc des Reds. Sa mission s'annonce compliquée : redonner confiance à une équipe qui a perdu tous ses leaders lors des derniers marchés des transferts.

Mais pas de quoi effrayer celui qui, du temps où il coachait le Borussia, voyait son effectif pillé tous les étés dans des proportions bien plus vastes, et parvenait néanmoins à développer un jeu chatoyant. Juste avant sa conférence de presse de rigueur, le bonhomme a montré tout son enthousiasme en posant sa main sur le fameux panneau "this is Anfield", dans le couloir menant à la pelouse. Surtout, il s'est longuement confié au site officiel du club. Morceaux choisis.

Sur ce qu'il a attiré à Liverpool
"Tout. Tout ce que j'ai entendu ou lu au sujet de ce club, tout ce que j'ai ressenti en voyant des matchs de cette équipe. L'intensité du football à Liverpool me correspond parfaitement. J'ai toujours voulu travailler en Angleterre, pour l'intensité de son football, et Liverpool était mon premier choix. Avoir aujourd'hui l'opportunité de travailler ici est la plus belle chose que je pouvais imaginer."

Sur les similitudes entre son travail à Dortmund et celui qui l'attend à Liverpool
"Liverpool, c'est peut-être le défi le plus dur qui existe actuellement dans le monde du football (rires). Mais je n'ai jamais aimé la facilité. C'est surtout une mission intéressante parce que tout ne va pas si mal ici. Et il y a de très bons joueurs. Maintenant, tout sera nouveau pour moi et je m'attends à ce que les joueurs me voient différemment, comme je viens d'Allemagne. Ils vont se dire 'je dois être très concentré', 'il faut que j'écoute' ou 'qu'est-ce que veut cet Allemand ?'. Il faut commencer à travailler et nous verrons. Je sais ce que je veux, mais je ne veux pas vous le dire. Je dois d'abord parler avec les joueurs, les comprendre et trouver un terrain d'entente avec eux. Ensuite, je verrai qui fera ce que je proposerai. On peut devenir amis, eux et moi. Et ce ne serait pas une mauvaise chose pour eux, parce que je suis quelqu'un de vraiment loyal."

Sur son projet de jeu
"Il sera sauvage (rires). Dans le très haut niveau, touts les équipes jouent un foot basé sur la possession du ballon. J'aime regarder le Bayern Munich, Barcelone, parfois le Real Madrid, Manchester City. Mais personne ne peut commencer à travailler en devenant tout de suite une équipe de possession. On ne peut pas arriver et dire : 'OK, gardons le ballon et l'adversaire devra attendre pour l'avoir.' La première chose à faire, toujours, comme dans la vie, c'est de s'appuyer sur une défense stable. C'est la seule manière de rester confiant tout en sachant que chaque offensive ne débouchera pas sur un but. Ensuite, nous nous développerons. J'aime le jeu rapide, agressif et émotionnel."

Sur ses objectifs
"J'ai vu des matchs anglais bien sûr, mais je ne suis pas encore assez dedans pour savoir ce que nous pouvons atteindre. Mais nous n'avons rien à envier à Manchester United, Manchester City, Chelsea, Arsenal ou Tottenham. Pourquoi devrions-nous viser plus bas qu'eux ? Ce qui est important, c'est ce que nous pouvons faire ensemble pour changer notre situation. En ce moment, tout le monde est un peu nerveux et pessimiste ici. Les supporters vivent les matchs à fond mais regardent cinq, dix, vingt ans en arrière pour rêver. Mais ce ne sont que des souvenirs. Nous avons la possibilité d'écrire une nouvelle histoire, si nous le voulons. Pour ce faire, nous devons clarifier certaines choses et, peut-être que dans quelques semaines, nous aurons autant de succès que possible. Sinon, nous devrons creuser notre travail. Nous devons passer du doute à la foi. Maintenant."

Pour l'entretien en intégralité, en anglais et en vidéo, c'est par ici que ça se passe .

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