Yohan Cabaye dans une impasse

Yohan Cabaye dans une impasse

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LIGUE DES CHAMPIONS - Voué au rôle de joker dans un milieu de terrain parisien embouteillé, Yohan Cabaye sera titulaire mercredi soir face à Leverkusen en 8e de finale retour. Une première en Ligue des champions depuis son arrivée au PSG en janvier, qu'il va devoir bien savourer...

Yohan Cabaye n'est pas un homme facile à cerner. Souriant et détendu ce mardi en conférence de presse, la seule recrue du PSG lors du mercato hivernal haussait les épaules à chaque question qui lui était posée, pour signifier son embarras. Puis, sourcils froncés, il plongeait son regard dans les yeux de l'assistance le temps que le traducteur allemand officie. Cela traduisait peut-être la confusion dans son esprit alors qu'il s'apprête à connaître, mercredi soir, les joies d'une première titularisation en Ligue des champions depuis son arrivée, à l'occasion de la réception de Leverkusen en 8e de finale retour. Un match aux allures de formalité après la large victoire parisienne (0-4) à l'extérieur au match aller, le 18 février .

Cabaye n'est d'ailleurs pas dupe : c'est à cet enjeu relatif qu'il doit le fait de débuter la rencontre. À ça, et surtout au fait que "Blaise Matuidi et Marco Verratti (les deux titulaires indiscutables au milieu avec Thiago Motta, ndlr) ne joueront pas", selon les mots de l'entraîneur Laurent Blanc. Arrive-t-il à se contenter de ce statut de joker de luxe, lui qui était indispensable à Newcastle et peut désormais craindre, à terme, pour sa place en équipe de France ? "Le coach fait l'équipe et il faut le respecter, a-t-il soufflé. Il y a eu six mois de compétition avant moi et j'arrive dans une équipe qui tourne bien. Je continue d'apprendre à jouer avec mes partenaires, pour trouver des automatismes. À moi de m'adapter."

L'excuse de l'adaptation marche encore après deux mois, même si l'international tricolore s'est déjà montré convaincant à chacune de ses apparitions depuis son retour en France. Mais dans quelques mois, quand Cabaye, recruté pour 20 millions d'euros, en aura assez de devoir déguster des miettes de temps de jeu, le problème demeurera. Où pourrait-il s'installer ? "Chacune des trois places au milieu me va, a-t-il répliqué, faisant sourire son coach à ses côtés. Ce que je préfère, ce n'est pas jouer à un poste en particulier, seulement me trouver sur le terrain." Et si c'était, précisément, ce qui rend l'équation insoluble ?

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