18 mois après Charlie, l'imprimerie de Dammartin-en-Goële va rouvrir

FRANCE
SEINE-ET-MARNE – A Dammartin-en-Goële, un an et demi après l’assaut des forces de l’ordre contre les frères Kouachi retranché dans l’imprimerie de Michel Catalano, le chef d’entreprise s’apprête à rouvrir sa société.

L’histoire d’une renaissance. Au terme de 18 mois d’acharnement pour rebâtir son entreprise, Michel Catalano, le patron pris en otage par les frères Kouachi juste avant qu’ils ne soient neutralisés par les brigades d’intervention, va rouvrir son imprimerie CTD de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne)."C'est une renaissance pour l'entreprise et une nouvelle vie pour nous", commentait-il ce lundi auprès de France 3, tandis que sa femme décrivait "une torture de chaque instant", soulignant les difficultés rencontrées par son mari depuis sa décision de tout recommencer.


Le bâtiment reconstruit, les machines, jusqu’alors installées dans des locaux transitoires, ont commencé à être rapatriées sur le site de Dammartin. Si la production va se poursuivre au cours des prochaines semaines, l’inauguration de la nouvelle imprimerie n’est prévue que le 29 septembre prochain.

Une thérapie

Pour le chef d’entreprise, c’est un nouveau départ et un pari en forme de thérapie alors qu’il le confie lui-même : "Economiquement, ce qui aurait été le plus intéressant ça aurait été éventuellement de fermer l’entreprise et puis de faire autre chose". A l’inverse, Michel Catalano a réinvesti 1,8 million d’euros dans son entreprise, grâce notamment aux dons et aux indemnités des assurances et de l'Etat, augmentant son personnel de cinq à dix salariés.


Un pari qui doit permettre à l’imprimeur de tourner la page du 9 janvier 2015, même si le traumatisme de cette journée reste très ancré chez Michel Catalano. En témoigne le deuxième escalier et la deuxième sortie qu’il a créés dans son nouveau bâtiment, rapporte Le Parisien. La présence d’une seule sortie, il y a 18 mois, l’avait en effet empêché de fuir, lui et l’un de ses employés, Lilian, qui avait trouvé refuge sous un évier.

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