8.000 particuliers sur les rangs pour racheter l'aéroport Toulouse Blagnac

8.000 particuliers sur les rangs pour racheter l'aéroport Toulouse Blagnac

ECONOMIE – 8.000 personnes ont promis 18 millions d'euros pour racheter une partie des actions de l'Etat de la plateforme aéroportuaire. Professionnels ou particuliers, les acheteurs se disent convaincus de ne pas voir partir l'équipement à l'étranger.

La collecte de promesses de dons est close depuis lundi matin. Wiseed, la plateforme de crowdfunding, a recueilli en une dizaine de jours 18 millions d'euros de la part de 8.000 personnes, "dont la moitié originaire de Midi-Pyrénées", se félicite Thierry Merquiol, un des deux dirigeants de la société toulousaine.

"L'offre de rachat des 10,01% des parts détenus par l'Etat dans l'aéroport Toulouse-Blagnac a été postée par courrier au ministère de l'Economie lundi matin". En associant les citoyens aux collectivités locales qui possèdent 40% de l'infrastructure aéroportuaire, l'idée est d'éviter que Toulouse-Blagnac bascule dans le giron d'un des quatre consortiums qui se sont positionnés.

Dans ce qui s'apparente à un combat du pot de fer contre le pot de terre, les montants des promesses ainsi que les motivations des donateurs reflètent leur attachement à la structure. "Aujourd'hui, c'est Toulouse, mais demain cela peut concerner les aéroports de Lyon ou de Marseille. Cette démarche prouve que les Français ne sont pas prêts à laisser partir de tels équipements à l'étranger", justifie Christophe, 51 ans, un professionnel du tourisme basé près d'Avignon (Vaucluse) qui s'est engagé sur 1.000 euros.

Prouver son attachement à la région

Habitué à financer des projets via le crowdfunding, le patron de la start-up toulousaine MyFeelBack, nommé Christophe lui aussi, est prêt à mettre 5.000 euros. "C'est une fierté personnelle: quand je prendrai l'avion - comme je le fais une fois par semaine -, j'aurai l'impression de posséder un petit bout de l'aéroport".

Même son de cloche pour Olivier, 38 ans, salarié d'une grande entreprise publique à Toulouse et qui ne cache pas avoir opté pour 50 euros sur "un coup de tête". "Toutes les privatisations ont montré que cela ne marchait pas. Je ne fais pas ça pour avoir un retour sur investissement mais pour prouver mon attachement à la région de Toulouse", explique-t-il.

Alors que du côté de Wiseed on espère un signe de l'Etat, la dernière opération autour de l'aéroport a ouvert de nouvelles pistes: une dizaine de collectivités ont déjà appelé l'entreprise toulousaine pour les aider à financer des projets dont la réalisation est devenue impossible en raison de la baisse des dotations de l'Etat.

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