A l’hôpital Lenval, un simulateur d’IRM pour rassurer les enfants malades

A l’hôpital Lenval, un simulateur d’IRM pour rassurer les enfants malades

DirectLCI
SANTE – L’hôpital pour enfants de Nice vient de s’équiper d’un simulateur pour familiariser les jeunes patients à cet examen souvent anxiogène.

Ce matin, Jean doit se faire "photographier dans la tête", et à 6 ans il y a de quoi paniquer. "Tu as déjà fait des photos ? Ça ne fait pas mal ?" lui demande Coralie, manipulatrice en radiologie. Le petit patient acquiesce."Eh bien ça, c’est un appareil photo spécial qui permet de voir à l’intérieur de ta tête ! Il ne fait pas mal, il fait juste du bruit". Face au garçonnet, l’IRM-jeu : une réplique de l’appareil d’imagerie par raisonance magnétique.

Une expérience ludique

Ce drôle d’IRM déguisé en fusée colorée a été mis au point par l’équipe du professeur Pacros au CHU de Lyon. "C’est une façon ludique d’aborder cet examen souvent anxiogène", explique le docteur Béatrice Leloutre, radiopédiatre à Lenval, où ce simulateur est utilisé depuis deux mois. L’enfant peut l’explorer avant de s’y allonger sur le dos pour subir cet examen "pour de faux". Il fait le même bruit métallique que le vrai, "comme s’il y avait dans la machine un petit bonhomme qui faisait des travaux." Pas de quoi effrayer le petit Jean, qui se plie volontiers à l’exercice et repart avec un "bon" pour un tour dans le grand manège : le vrai IRM.

Plus besoin d’anesthésie

Pour Jean, comme pour près de 90% des patients âgés de 3 à 10 ans qui l’expérimentent, c’est un succès. Une fois installé dans la vraie machine, qui est décorée avec les mêmes couleurs que le simulateur, l’enfant ne s’agite pas et reste aussi calme qu’immobile, comme l’exige cet examen. "Cela nous évite d’avoir recours à une anesthésie générale qui est toujours lourde et demande un délai d’attente de trois mois" souligne le docteur Leloutre. Chaque semaine, une soixantaine d’enfants suivent ce parcours original à Lenval.

Sur le même sujet

Lire et commenter