A Lille, ils font entrer le patrimoine en campagne

A Lille, ils font entrer le patrimoine en campagne

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LILLE – Dans le cadre des municipales, la célèbre association de défense du patrimoine lillois énumère une série de propositions. Objectif : remettre l’aspect historique de la capitale des Flandres sur le devant de la scène.

Le patrimoine ne doit pas être oublié dans cette campagne municipale. C’est le message lancé par l’association de défense du patrimoine Renaissance du Lille ancien . Si la plupart des candidats l’incorporent dans leurs programmes, Jean-Yves Méreau, son président, ne veut pas que cette question subisse les affres des restrictions budgétaires.

"Réhabiliter une ville engendre des retombées économiques importantes et crée de l’emploi, observe-t-il. Tous les habitants sont très attachés à leur patrimoine." L’aménagement du "Front Nord", autrement dit les remparts qui courent de la Citadelle jusqu'à la porte de Roubaix, compte parmi les priorités. "Ces fortifications sont l’extension naturelle de l'oeuvre de Vauban. Elles doivent renaître", préconise Jean-Yves Méreau.

Continuer la métamorphose

Pour l'association, le Vieux-Lille doit également continuer sa métamorphose dans des "secteurs délaissés". "Le périmètre situé autour du rectorat, entre la rue Saint-Jacques et la place des Reignaux, est un ventre mou du quartier, alors qu’il regorge de trésors", commente le président. Quant à la remise en eau jugée trop coûteuse de l’avenue du Peuple-Belge, Jean-Yves Méreau plaide pour une simple "remise en lumière des quais historiques."

Enfin, selon l'association, une série de bâtiments du XIXe siècle devrait subir prioritairement une cure de jouvence : l’ancien Hospice général - occupé partiellement par l’IAE (institut d'administration des entreprises) -, le palais Rameau - "qui devrait redevenir une serre froide" - ou encore les splendides bâtiments de l’ancien quartier universitaire de Saint-Michel. "En attendant un vrai musée sur la ville, nous proposons de guider les écoliers lillois à la rencontre de leur ville", conclut Jean-Yves Méreau.
 

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